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  • La chronique politique -par Guillaume Roquette , directeur de la rédaction deValeurs Actuelles

Revenons sur la décision de François Hollande de taxer à 75% les revenus supérieurs à un million d’euros

J’ai trouvé très intéressante l’explication donnée hier par Hollande pour justifier cette mesure : « ce n’est pas une question de rendement, c’est une question de moralisation ».

Autrement dit, ça ne va pas rapporter grand-chose mais on le fait pour l’exemple. Parce qu’il n’est pas supportable que les patrons du CAC 40 gagnent 4,1 millions d’euros par an (le salaire moyen d’un dirigeant de grand groupe français) en pleine crise économique.

Une telle conviction est parfaitement respectable chez un citoyen lambda, mais François Hollande est candidat à la présidence de la République.

De ce fait, il ne peut pas se contenter d’une éthique de conviction, il est aussi soumis à une éthique de responsabilité. Et celle-ci lui impose de se poser la question (Max Weber l’avait posée avant moi) : « est-ce que la mesure que je propose est bonne pour mon pays ? ». Un bon impôt, c’est un impôt qui rapporte le maximum d’argent à l’Etat sans décourager ceux qui y sont soumis.

Et bien, ce n’est pas le cas de celui que veut mettre en place le candidat socialiste.

- Mais le rôle d’un responsable politique n'est-il pas aussi de veiller à la justice sociale pour assurer la cohésion de la société ?__

Oui, mais sans tomber dans la démagogie fiscale. Un taux marginal de 75%, ce n’est pas sérieux.

Comme dit joliment François Bayrou, « le déconomètre fonctionne à plein tube ». Pourquoi ? Parce qu’il n’y a pas un seul pays en Europe qui dépasse le niveau maximum d’imposition de 56%, soit 20 point de moins que ce que propose le candidat socialiste. François Hollande trouve que les patrons français sont trop payés ?

D’accord, mais alors il ne fallait pas ouvrir la France à la mondialisation, il ne fallait pas installer un marché unique en Europe. Les salaires des grands PDG français, comme ceux des footballeurs ou des acteurs de cinéma, sont dans la moyenne européenne.

Or, à ce que je sache, François Hollande n’est pas Marine Le Pen, il n’a pas proposé que la France ferme ses frontières et sorte de l’Europe. Alors, il faut qu’il assume.

Une chronique en partenariat avec l'hebdomadaire Valeurs Actuelles

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