• A la Une de vos journaux ce matin -par Eric Delvaux

__

  • Ce qui fait débat dans la presse- par Eric Delvaux

__

  • Un jour sur la toile- par Hélène Chevallier

- Les Anonymous défient un cartel de drogue au Mexique. Selon une vidéo des Hackers activistes, un de leurs membres a été kidnappé par les Zetas. Les Anonymous y menacent de révéler les noms des policiers, conducteurs de taxi et journalistes à la solde du cartel si leur membre n'est pas relâché avant le 5 novembre..

  • Dans l'actualité des nouvelles technologies : la Toussaint et le boom des sites liés à la mort.

  • L'édito politique

Vers une Europe à deux ? - par Piotr Smolar , journaliste au quotidien Le Monde

Retour sur une phrase prononcée par Nicolas Sarkozy à la télévision jeudi, passée inaperçue. Un tabou est tombé jeudi, devant les yeux impassibles des deux journalistes choisis par l’Elysée. Cette phrase, la voici : « Je pense qu'il n'y a pas assez d'intégration économique dans la zone euro des 17 et qu'il y a trop d'intégration dans l'Union européenne des 27, qui va d'ailleurs s'élargir ».

A priori, la première partie de la phrase est claire. Tout le monde l’admet enfin, à cause de la crise : l’euro, sans gouvernance économique européenne, n’a pas de sens. Reste encore à s’entendre sur le mot « gouvernance ». Est-ce qu’on garde les institutions actuelles, la Commission et le Conseil européen, présidés par des hommes ternes comme Barroso et Van Rompuy? Ou bien fait-on le grand bond fédéral, avec un vrai gendarme européen pour les comptes publics ? On aurait dans ce cas à résoudre un problème, la légitimité démocratique de ce gendarme. Et il faudrait un immense effort de pédagogie auprès des peuples, pour leur expliquer qu’il ne s’agit pas d’une perte, d’un sacrifice, mais d’un bénéfice collectif.

- Et puis, il y a la deuxième partie de la phrase de Nicolas Sarkozy, sur les Vingt-Sept

C’est la grenade dégoupillée dans le discours présidentiel. On aurait bien aimé que Nicolas Sarkozy en dise plus sur cette intégration « trop poussée » à 27. Critique-t-il simplement, à juste titre, le principe du vote à l’unanimité, qui plombe les processus de décision à Bruxelles ? Ou bien est-ce une remise en cause plus large de l’U.E ?

Comment peut-on à la fois estimer qu’il y a trop d’intégration à 27 et dire que l’élargissement va continuer ?

On sait que beaucoup regrettent, à droite, qu’on ait ouvert la porte à la Bulgarie et à la Roumanie, en 2007. En matière d’élargissement, la France est frileuse. Elle dit oui aux Balkans du bout des lèvres, elle ignore l’Ukraine et refuse la Turquie.

Mais le plus grave est ailleurs. Au lieu de réfléchir à une réforme ambitieuse de l’Europe politique, pour la rendre plus lisible et réactive, Nicolas Sarkozy semble obsédé par l’axe franco-allemand. Ah, la fameuse convergence, on va en manger dans les mois qui viennent ! Elle peut avoir du sens dans certains domaines. Mais c’est surtout une façon de marquer le retour des nations et le rétrécissement de l’Europe.

Cette priorité donnée au tango franco-allemand confirme les craintes des Etats-membres qui n’ont pas l’euro : les Britanniques ou encore la Pologne.

Et puis, ça ne change rien au fossé énorme entre les deux capitales : Paris ne jure que par la solidarité entre Etats-membres, alors que Berlin s’accroche à la vertu budgétaire. Et personne ne veut, évidemment, être à la remorque de l’autre.

Une chronique en partenariat avec Le Monde

Le Monde
Le Monde © Radio France /
  • L'histoire du jour- par Eric Delvaux

L'équipe

Mots-clés:

(ré)écouter Le carrefour du 6/7 Voir les autres diffusions de l'émission

Carrefour cinq sept

Carrefour cinq sept

Le Carrefour du 6/7 du 27 juin

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.