• A la Une de vos journaux ce matin -par Eric Delvaux

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  • Ce qui fait débat dans la presse - par Eric Delvaux

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  • Le buzz du jour - par Hélène Chevallier

  • L'édito politique - par Jean-François Achilli

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  • L'histoire du jour - par Eric Delvaux

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  • Reportage autour du Web - par Hélène Chevallier

  • Le coup de__ c œur d'Audrey - par Audrey Pulvar

L'édito politique - par Jean-François Achilli

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La campagne présidentielle qui démarre s'annonce plutôt violente.

Le décollage est brutal. Aucun des deux camps qui s'affrontent n'est épargné. Et à chacun ses emmerdes, pour reprendre ce mot fétiche de Jacques Chirac. Vous rendez-vous compte ? Nous ne sommes que le 1er septembre, les vacances se terminent à peine, et nous avons déjà notre première "affaire", qui a mis le feu en quelques heures à la classe politique toute entière. La journée d'hier restera un cas d'école, avec un Elysée en ébullition, des conseillers qui ont ramé toute la journée pour tenter de freiner la polémique, en pleins préparatifs de la conférence des amis de la Libye qui se tient aujourd'hui. Quand Libération a sorti, à la Une, les révélations de nos confrères Gérard Davet et Fabrice Lhomme, contenues dans leur livre Sarko m'a Tuer, l'entourage présidentiel, la com', a aussitôt déployé son dispositif, avec une réunion de crise hier matin. Les éléments de langage ont été remis à la porte-parole Valérie Pécresse, notamment la formule ressortie mot pour mot lors du point de presse après le Conseil des Ministres : les allégations de la juge Isabelle Prévost-Desprez, "c'est la femme qui a vu la femme qui a vu l'ours". Les candidats à la primaire socialiste ont aussitôt embrayé, Martine Aubry en tête, en réclamant l'ouverture d'une enquête. Le démenti de l'ex-infirmière de Liliane Bettencourt, en fin de journée sur le site de Marianne est venu apporter un certain soulagement chez Nicolas Sarkozy, avant d'éventuels rebondissements.

Cette rentrée est tout aussi « trash » pour les socialistes, avec le feuilleton sparadrap de l'affaire Strauss-Kahn.

La question, aujourd'hui, est de savoir s'il va oui ou non rentrer dimanche matin. Et pendant ce temps, la primaire patauge. Quand Arnaud Montebourg veut s'exprimer sur l'école, les micros se tendent pour recueillir sa réaction sur Bettencourt ou DSK. Plus compliqué, Martine Aubry a dû prendre ses distances avec son allié, son ami, avec cette déclaration sur Canal + : "je pense la même chose que beaucoup de femmes sur l'attitude de DSK vis-à-vis des femmes". Pas simple à gérer. Nous sommes dans une logique de boules puantes. Passées dans la lessiveuse de l'information continue. Heureusement le débat d'idées y trouve quand même sa place. Mais la campagne va avancer de cette façon, à coups de massue.

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Le coup de__ c œur d'Audrey - par Audrey Pulvar

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Je voudrais aussi vous parler ce matin deLa petite , un roman, signé Michèle Halberstadt. C’est l’un des romans de la rentrée. Très court. Un petit livre formidable. On est dans les années 60, sa petite a 12 ans et bien du mal à trouver sa place à la maison, comme à l’école. Une sœur ainée méchante et méprisante, un père transparent, une mère débordée et nerveuse.

Elle ne trouve la paix qu’au chaud de l’amour de son grand-père mais celui-ci décède brutalement. En classe, la petite, plus jeune que les autres, marginalisée, humiliée par le corps enseignants, est fragile, peu sûre d’elle, influençable.

A 12 ans, on peut être très dépressif. Au point de vouloir mourir, au point d’avaler des somnifères.

Voilà un formidable roman, très court, à mettre entre toutes les mains de parents de pré-ado et… entre celles de certains enseignants.

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