A la Une des quotidiens nationaux ce matin

Par Eric Delvaux

Comment débattre à la télé sans transformer le plateau en "ring de boxe" ?

Ce qui fait débat - par Eric Delvaux

C'est le vœu de la plupart des éditorialistes. Sauf que dans les faits, les Français ne retiennent finalement pas grand chose de ces débats, si ce n'est cette petite phrase assassine, cette pique qui, à défaut de faire basculer les votes, laissera une impression de vainqueur et de perdant.

Un jour sur la toile

Par Hélène Chevallier

Les oscars du net. 16e édition des Webby Awards, prix qui récompensent les meilleures sites internet de l'année. Parmi les lauréats, la BBC, la NASA, la chanteuse Björk, l'humoriste Louis CK, Pinterest et Google+ élus meilleurs réseaux sociaux, Instagram meilleur innovation ou encore Facebook récompensé par un webby inédit celui de l'utilisation d'internet au service du développement social.

Pinocchios
Pinocchios © Wiaz / nouvels.com

Le Fact Checking . A l'occasion du débat Hollande/sarkozy, zoom sur cette méthode qui consiste à vérifier les chiffres ou annonces avancés par les candidats lors de leur discours ou des débats. La vérification des faits est une technique qui existe depuis près de dix ans aux Etats-Unis, un des sites emblématiques FactCheck.org vient d'ailleurs de remporter un webby awards. En France, c'est le journaliste Cédric Mathiot de Libération qui a importé cette technique avec son blog Désintox. Depuis beaucoup de rédaction en ligne ont monté leur équipe de fact checker : Les Pinocchios de l'Obs, Les décodeurs sur lemonde.fr, Les détecteurs de mensonges sur le jdd.fr, Contrôle technique sur rue 89 ou encore Le véritomètre sur OWNI.

Eloge du cynisme en politique

La chronique politique d'Etienne Gernelle , directeur de la rédaction du Point

Oui, je sais, c’est navrant d’en arriver là, mais quand on fait l’inventaire des promesses qui ont été faites par nos deux candidats pendant cette campagne, il faut souhaiter, au moins pour certaines, qu’elles ne seront pas tenues.

Pourvu, par exemple, que Nicolas Sarkozy, s’il était réélu, ne tienne pas sa promesse d’accorder aux policiers une « présomption de légitime défense ». Sinon, gare aux balles qui fusent. Pourvu, aussi, qu’il oublie ses velléités d’ultimatum sur Schengen, car si tous nos voisins se comportaient de la même manière, l’Europe reviendrait des décennies en arrière.

Pourvu que François Hollande, de son côté, renonce à sa promesse de créer 60 000 postes dans l’éducation nationale, comme à ses autres engagements dépensiers. Si l’on veut récupérer les 100 milliards qui nous manquent pour revenir dans les clous, mieux vaut éviter de commencer par flamber l’argent qu’on a pas.

Heureusement, il y a tout de même de bonnes raisons de penser que nos deux candidats ne sont pas irresponsables, et savent que leurs programmes sont truffés de propositions aussi vendeuses sur le plan électoral que désastreuses dans le monde réel. Et qu’ils n’attendent au fond qu’une bonne occasion pour les oublier.

On en est parfois réduit, c’est triste, mais c’est vrai, à avoir foi dans le cynisme de nos candidats.

- C’est à désespérer de la politique et de la démocratie, ce que vous dites…

Oui, et non. Prenez le cas Raymond Barre, sans-doute la référence du « parler vrai » sous la Vème République. François Mitterrand disait de lui que la France l’avait « raté ». Mais peut-être ce raté n’était-il pas un accident. Peut-être les Français n’ont-ils après tout pas si envie que cela qu’on leur tienne un langage de vérité. Peut-être préfèrent-ils qu’on les fasse rêver.

Cette préférence pour le rêve expliquerait par exemple pourquoi, depuis trente-huit ans, les Français élisent et réélisent des gouvernements, de droite comme de gauche, qui dépensent plus qu’ils n’ont, avec pour résultat cette dette de 1700 milliards d’euros. Après tout, c’est un choix souverain, conscient ou non.

Cela dit, le rêve a ses limites, et, sur la dette, en particulier, nous en sommes proches. Un jour, l’opinion, ingrate, pourrait bien se retourner contre ses marchands de rêve. C’est, peut-être, ce qu’anticipent nos candidats. Eh oui, la politique est aussi un art d’anticipation. Un peu comme la finance, d’ailleurs, ce qui ne manque pas d’ironie...

un nouveau départ dans la course à l'Elysée
un nouveau départ dans la course à l'Elysée © reuters

Sur TF1, des rivalités entre présentatrices pour annoncer le nom du vainqueur

L'histoire du jour - par Eric Delvaux

C'est le magazine Télé 2 Semaines qui raconte comment Laurence Ferrari et Claire Chazal se sont réparties les rôles pour annoncer les résultats du premier, puis du second tour, sur fond de dispute.

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