A la Une de la presse ce matin

Par Yves Decaens

Le Parisien Aujourd'hui en France : Hollande 56 / Sarkozy 44 : c'est le résultat d'un sondage pour le second tour

Libération : "Nicolas Sarkozy l'antisocial" insulte les candidats

Le Figaro : Les socialistes contestent l'accord passé avec les Verts

L'Humanité : Question sur l'hôpital où les soins seraient désormais assurés au compte gouttes

La Croix : Faut-il réformer la politique familiale à la française ?

Les Echos : Comment va la cinquième puissance mondiale ?

La montée de Mélenchon peut-elle être un danger pour Hollande ?

Ce qui fait débat dans la presse ce matin - par Yves Decaens

C'est ce que tout le monde répète depuis plusieurs jours, depuis que le candidat Front de gauche a passé la barre des 10% pour venir talonner Marine Le Pen à 14%.

Un jour sur la toile

Par Hélène Chevallier

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  • Apple et ses usines en Chine

  • Le tout dernier clip deDavid Lynch __

  • Cyber répression sans précédent en Chine depuis quelques jours__

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Le baiser de la mort ?

La chronique politique de Benjamin Sportouch, journaliste au magazine L'Express

Invitée hier de la Chaîne Parlementaire, la porte-parole de Nicolas Sarkozy a pris un coup de sang

Nathalie Kosciusko-Morizet n’a pas apprécié qu’on lui rappelle ses propos du 18 mars dernier. Ce jour là, elle affirmait qu’en cas de duel entre le PS et le Front national au second tour de la présidentielle, elle voterait pour le candidat socialiste. La porte-parole de Nicolas Sarkozy s’est défaussée hier sur les journalistes qui auraient déformé ses déclarations, mais elle peut difficilement renier une position qui n’est pas nouvelle et qu’elle revendiquait haut et fort jusque là. L’ancienne ministre de l’Ecologie a écrit un livre au titre éloquent : Le front antinational .

Elle a même débattu courageusement à la télévision face à Marine Le Pen. Nicolas Sarkozy l’a d’ailleurs choisie pour son profil gaucho-compatible dans l’idée d’adoucir son image droitière et de de drainer des électeurs du centre. Sauf que là, NKM a poussé le bouchon un peu trop loin.

Pourquoi ? Tout simplement parce qu’elle met en danger le cœur de la stratégie du président sortant, la même qu’en 2007 : aspirer au maximum l’électorat du Front national. D’où sa maladroite tentative de rétropédalage.

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- Vous pensez que pour Nicolas Sarkozy, la victoire dépend de cet électorat ?

Le chiffre le plus scruté en ce moment par les stratèges de l’Elysée et par Nicolas Sarkozy lui-même, c’est celui des reports des électeurs frontistes entre les deux tours. Car de ce chiffre dépend sa réélection. C’est son principal réservoir de voix. Il y a cinq ans, le candidat UMP avait fait quasiment le plein. A ce jour en revanche, seul un électeur sur deux de Marine Le Pen envisage de voter Sarkozy le 6 mai prochain. L’électorat traditionnel de Nicolas Sarkozy est aussi très sensible à la question du Fn et n’aime pas qu’on lui tape dessus à la manière d’une NKM. Un haut responsable de la majorité m’affirmait récemment que 90% des militants UMP ne seraient pas hostiles à un accord, une alliance pour dire les choses comme elles sont, avec le Front national. Le même me disait qu’il se battrait pour que cela n’arrive jamais.

Le chiffre, à la louche, de 90 %, est certainement exagéré, mais il est tout de même révélateur de l’évolution de l’électorat de droite, et de sa droitisation. Ce qui explique le durcissement du discours de Nicolas Sarkozy ces derniers temps sur la sécurité et surtout l’immigration. A défaut d’être aujourd’hui les priorités des Français, ce sont des thèmes extrêmement fédérateurs dans son camp.

Sauf que ce flirt poussé avec les idées d’extrême droite peut aussi se transformer, à plus ou moins long terme, en cercueil de la droite républicaine. Surtout si Nicolas Sarkozy perd. Car il aura préparé le terrain à un rapprochement avec le FN et Marine Le Pen ne se privera pas d’en profiter. « Il y a toujours dans ce baiser de la mort le risque que le cadavre vous refile une mauvaise maladie » : cette inquiétante prédiction est signée Frédéric Mitterrand, le ministre de la Culture de Nicolas Sarkozy.

Une chronique en partenariat avec l'hebdomadaire L'Express

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L'Express © Radio France

Comment les candidats tiennent-ils le coup ?

L'histoire du jour, p ar Yves Decaens

On n'en parle jamais, mais pour faire campagne, il faut avoir des idées et surtout une santé de fer.

Le Parisien a recensé quelques uns de leurs petits trucs pour s'en sortir.


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