A la Une des quotidiens nationaux ce matin

Par Eric Delvaux

Les Echos : "L'ultime affrontement"

Le Figaro : "Enfin ce face à face : Hollande/Sarkozy"

Libération : François Hollande a presidé les débats

L'Humanité : "Le péril Sarkozy"

Le Parisien/Aujourd'hui en France : Le débat passé au crible

La Croix : Les arguments détaillés des candidats au second tour de la présidentielle

Le débat vu par les quotidiens nationaux, sur la forme et sur le fond

Ce qui fait débat, par Eric Delvaux

Sans surprise, Libération estime que François Hollande ne s'est pas contenté de dominer le débat : il l'a surtout "présidé".

Dans Le Parisien/Aujourd'hui en France : le correspondant à Paris du Daily Telegraph, Henry Samuel retient des trois heures d'émission le changement d'image du candidat socialiste.

Sur la forme, les commentateurs étrangers regardent cette emission comme un OVNI.

Et ils remarquent aussi la présence des deux journalistes, inexistants, Laurence Ferrari et David Pujadas, relégués au rôle de contrôleurs du temps de parole.

Un jour sur la toile

Par Hélène Chevallier

Le débrief du débat de l'entre-deux tours

La chronique politique de Guillaume Roquette, directeur de la rédaction deValeurs Actuelles

__

Ma première impression, c’est que j’ai du mal à en avoir une. Aucun n’a vraiment dominé l’autre, aucun n’a placé une de ces petites phrases qui sont entrées dans notre histoire politique, du genre « vous n’avez pas le monopole du cœur ». Si le plateau ressemblait à un ring de boxe, il n’y a certainement pas eu de vainqueur par K.O.

Essayons quand même de compter les points.

François Hollande a été à la hauteur du rendez-vous, il a bien profité de l’avantage majeur dont il bénéficiait, c’est-à-dire d’avoir un projet et pas de bilan à défendre. Il s’est tenu à son triptyque « justice, redressement, rassemblement » auquel nous avons eu droit en introduction comme en conclusion. Bref c’était sans surprise mais sans faute non plus.

Sarkozy a commencé très fort, en s’indignant qu’Axel Kahn, candidat socialiste aux législatives, ait pu comparer le rassemblement sarkozyste du 1er mai à Nuremberg. Mais ensuite, la pression est retombée tout de suite. Et c’était parti pour 1h20 d’économie, de sérieux.

On a eu le sentiment que Nicolas Sarkozy avait changé de stratégie. Plus question de renverser la table, de provoquer son adversaire. Sa priorité semblait d’être de se présidentialiser au maximum, pour corriger une image trop clivante, voire trop agressive. Comme s’il voulait apparaître comme le président normal et désamorcer le « referendum anti Sarkozy » sur lequel tente de surfer François Hollande.

__

-Le candidat UMP a quand même été très offensif sur la question de l’immigration

C’est vrai, il a rappelé son programme : division par deux de l’immigration légale et son opposition au vote des étrangers non communautaires aux élections locales. Mais sans en rajouter. Comme s’il en avait déjà assez dit dans ses meetings. Comme si les électeurs lepénistes étaient déjà convaincus qu’ils devaient voter pour lui.

Je pense que la clé d’explication de ce débat était dans la conclusion de Nicolas Sarkozy. Il s’est adressé en dernier aux électeurs de François Bayrou pour leur rappeler que lui était favorable à la règle d’or du budgétaire, contrairement à François Hollande. Bref, ce débat était de tonalité centriste, peut-être est-ce pour cela qu’il était un peu ennuyeux.

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.