• A la Une de vos journaux ce matin -par Eric Delvaux

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  • Ce qui fait débat dans la presse - par Eric Delvaux

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  • Un jour sur la toile - par Hélène Chevallier

  • Prenez la place de Valérie Pécresse sur LeFigaro.fr. Le site propose dans un serious game de piloter les dépenses de l'Etat. Un peu austère mais très pédagogique.__

  • Les possesseurs d'Iphone ne sont pas addicts à leur téléphone mais tout simplement amoureux selon un article du New York Times.__

- L'exposition Trackers à La Gaîté Lyrique. L'artiste mexicano-canadien Raphael Lozano-Hemmer y détourne les systèmes de surveillance dans une douzaine d'installations qui impliquent à chaque fois les visiteurs.

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Le lendemain des sénatoriales - par Stéphane Leneuf

Jean-Pierre Bel samedi après-midi à la présidence du Sénat. On peut le dire cette fois : le Sénat a bien basculé à Gauche, mais le plus dur commence peut-être pour son président.

Retour, d’abord, sur l’élection. Elle a été nette et sans bavure. Il n’a pas manqué une voix pour Jean-Pierre Bel. Avec 179 voix, on peut le dire élu, et bien élu. Il peut donc regarder l’avenir. Un avenir qui ne s’annonce pas forcément serein, car il va devoir composer avec des alliés turbulents, à commencer par les écologistes. Pour la première fois de leur histoire, ils ont envoyé dix sénateurs au Palais du Luxembourg. Des écologistes qui ont déjà commencé à jouer les trublions, surtout Jean-Vincent Placé, ex vice-président aux transports de la région Ile-de-France, qui a donné un grand coup de klaxon en fin de semaine dans les oreilles de Jean-Pierre Bel en le menaçant de se présenter lui aussi à la présidence du Sénat.

La main sur le cœur, Jean-Vincent Placé a dit tout haut que ce n’était pas pour avoir des postes. En fait, les écologistes souhaitent créer un groupe au Sénat. Problème : ils ne sont que dix élus. Or, le règlement dit qu’il en faut quinze pour former un groupe parlementaire. A priori, les socialistes devraient modifier ces règles. Mais il va falloir que les copains d’Eva Joly soient un peu patients, car ce changement nécessite de passer devant le Conseil constitutionnel. Ce coup de chaud laisse présager des futures relations entre socialistes et écologistes au Sénat...

- Un Sénat à gauche, est-ce que cela va changer réellement l’équilibre des pouvoirs ?

Le premier test va arriver très vite. Dans quelques jours, les sénateurs doivent examiner le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, mais aussi le budget 2012. Jean-Pierre Bel a de nouveau affirmé samedi qu’il ne ferait pas d’obstruction. En Sénateur rompu à toutes les intrigues, le nouveau président sait très bien qu’il n’a pas intérêt le faire, car il n’a pas la main. En matière législative, la Constitution donne toujours le dernier mot à l’Assemblée.

Le Monde
Le Monde © Radio France

Le vrai pouvoir d’un Sénat de gauche est sans doute ailleurs. D’abord, les sénateurs ne sont pas obligés de reprendre, dans leur ordre du jour, les propositions de lois de leurs collègues du Palais-Bourbon. Autant dire que pendant la campagne électorale, certaines initiatives qui pourraient venir d’une droite populaire un peu trop proche du Front National ont toutes les chances de tomber aux oubliettes. L’initiative parlementaire, en matière législative, devrait être réduite au minimum jusqu'à la prochaine législature. Enfin, et c’est peut-être cela le plus important, le groupe socialiste au Sénat compte bien profiter de sa nouvelle visibilité pour mettre sur le devant de la scène les propositions socialistes pour 2012 et donc, on s’en doute, les propositions du candidat qui sera désigné par la primaire. Rappelons qu’au Sénat, François Hollande a déjà deux relais très bien placés. Il s’agit du nouveau président bien sûr, mais aussi du futur président du groupe socialiste, le Maire de Dijon, François Rebsamen.

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  • L'histoire du jour - par Eric Delvaux

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  • Le coup de__ c œur d'Audrey - par Audrey Pulvar

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Le coup de__ c œur d'Audrey - par Audrey Pulvar Martin Feldstein, ancien conseiller économqiue du président Reagan et professeur d'économie à Harvard, accuse les dirigeants allemands et français de duper les marchés et, accessoirement, les peuples européens et le monde. C'est à lire dansLes Echos ce matin. Selon lui, il n'y a pas d'échappatoire et la Grèce va devoir passer par un défaut de paiement, une sortie de la zone euro, une dévaluation de ses obligations et du principal de sa dette. Si ni Nicolas Sarkozy, ni Angela Merkel ne le reconnaissent, c'est selon lui pour donner aux banques allemandes le temps de se restructurer, de se protéger d'un défaut de la Grèce, mais aussi pour donner à l'Espagne et à l'Italie le temps de se mettre à l'abri d'une attaque des marchés. Mais pas sûr, dit-il, que les marchés soient dupes.

Les liens

Pourquoi la Grèce doit sortir de l'euro ? billet de Martin Feldstein (Les Echos, 3 octobre 2011)

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