A la Une des quotidiens nationaux ce matin

Par Eric Delvaux

Les Echos : Le rapport choc de Bercy. Alors que Matignon prépare son budget 2013, l'Inspection générale des finances estime que l'Etat va devoir réaliser 5 milliards d'euros d'économies par an

Le Parisien/Aujourd'hui en France : Le début du procès Kerviel

Libération : "Hollande bloque les loyers qui debloquent", en attendant la loi d'encadrement de l'an prochain

Le Figaro : Les Anglais "tous unis autour de leur reine"

L'Humanité : "Quand le Pas-de-Calais voit rouge" : la campagne de Jean-Luc Mélenchon pour contrer l'offensive lepéniste

La Croix : Premier bilan du Défenseur des droits : un an après sa prise de fonction, Dominique Baudis a recu 90.000 requêtes, dont une part croissante concerne les mineurs

Un jour sur la toile

Par Hélène Chevallier

- Dans la peau d'un député. A unese maine du premier tour des législatives, un web documentaire nous propose de nous mettre dans la peau d'un député : jourdevote.fr

- Le salon E3 à Los Angeles. Le plus grand salon dédié aux jeux vidéo au monde ouvre ses portes cette semaine. 4 jours pendant lesquels éditeurs et constructeurs multiplient les annonces de ce qui fera vibrer les manettes ces prochains mois voir années. Nintendo a surpris tout le monde en organisant cette nuit une conférence sur internet pour présenter l'un des produits les plus attendus de cette E3 : la Wii U.

Parmi les jeux les plus attendus de cet E3, beaucoup de suites : Halo 4, Call of duty Black ops 2, Assassin’s Creed 3, Resident evil 6, ou encore le retour très attendu de Tomb Raider et son héroïne, Lara Croft :

Nicolas Sarkozy est de retour à Paris

La chronique politique d' Hélène Fontanaud , des Inrockuptibles

__

Nicolas Sarkozy quitte la Clinique de la Muette à Paris le 22 octobre 2011
Nicolas Sarkozy quitte la Clinique de la Muette à Paris le 22 octobre 2011 © Reuters

Oui. On allait presque l’oublier. Trois semaines à Marrakech, c’est long quand même. Pendant ce temps, à Paris, ses amis qui dépriment ont créé une fondation pour défendre son bilan. Pour préparer son retour. Et lui, que dit-il de tout ça ? Selon le Journal du Dimanche , qui en a quand

même fait sa « Une » hier, Nicolas Sarkozy dit qu’il veut « remettre à jour les coordonnées de son GPS » et… vivre « une vie normale ».

Cela ne vous rappelle pas quelqu’un ça, Monsieur Normal ? C’est en fait comme s’il y avait eu une opération de « vases communicants » entre le nouveau et l’ancien président. Enfin, surtout une opération de « communicants ». Parce que les images de Nicolas Sarkozy, bronzé, polo rouge, barbe de trois jours, c’est pour bien nous faire comprendre que l’omniprésident est redevenu un type ultra-cool qui n’est pas pressé du tout de revenir dans le grand bain politique. On va bien nous l’humaniser…

Pendant qu’à l’Elysée comme sur Facebook, François Hollande est passé du statut de « normal » à « simple ». Vous l’avez entendu la semaine dernière sur France 2, il ne dit plus qu’il est un président « normal », il dit qu’il veut « faire simple ». Et ça, c’est sans doute avant d’hériter du statut de « compliqué ».

- Parce qu’évidemment être président, c’est compliqué…

Oui, et on va arriver très vite aux limites de l’exercice de normalité. Par exemple, quand on est normal, je ne crois pas qu’on dîne avec Vladimir Poutine. Franchement vendredi soir à l’Elysée, ce n’était pas du tout l’ambiance fête des voisins.

Et finalement que voit-on depuis quinze jours ? On voit François Hollande se conformer sagement, tranquillement, au protocole un peu désuet de la Vème République. Vous savez, les gardes républicains en grande tenue sur le perron de l’Elysée, les huissiers qui aboient votre titre dès que vous entrez dans une pièce, vos amis qui se mettent à vous vouvoyer, à vous donner du « Monsieur le président »… Et c’est normal, parce justement, ce n’est pas possible d’être normal à l’Elysée ! Pourquoi ? Parce qu’il faut qu’on vous reconnaisse comme le chef de l’Etat, c’est la fameuse présidentialisation que Nicolas Sarkozy a copieusement ratée pendant cinq ans.

Les gens vous regardent différemment, vous parlent différemment, se situent différemment dans l’espace par rapport à vous. Vous êtes le président. C’est pour ça que François Hollande dit désormais qu’il veut « faire simple ». Ca, c’est, comme il l’a fait, rouler en s’arrêtant aux feux rouges, prendre le train, réduire le nombre des conseillers, réduire leurs rémunérations, supprimer les sondages, éviter une surmédiatisation.

Mais attention, ce qui est présenté comme une rupture avec le quinquennat de Nicolas Sarkozy ne doit pas se transformer en gimmick de communication. Ce serait quand même trop simple !

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.