• A la Une de vos journaux ce matin -par Eric Delvaux

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  • Ce qui fait débat dans la presse - par Eric Delvaux

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  • Un jour sur la toile - par Hélène Chevallier

  • Hier, jour des élections législatives en Russie, plusieurs sites "indépendants" ont été les victimes de cyber-attaques. Le site de la radio Echo de Moscou, du quotidien Kommersant, de l'hebdomadaire New Times, de l'ONG Golos qui recense via une carte intéractive les fraudes électorales étaient inaccessibles.

  • L'accès des personnes non ou mal-voyantes aux téléphones et écrans tactiles. Une journée de sensibilisation était organisée samedi 3 décembre à l'association Valentin Haüy. Interview d'Olga Faure Olory d'Handicap Zero, partenaire de cette journée.

  • L'édito politique

La fièvre germanophobe s'empare du Parti Socialiste - par Piotr Smolar , journaliste au quotidien Le Monde

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Les bras en tombent. Les socialistes veulent-ils perdre l’élection présidentielle ? On va finir par le croire, s’ils continuent à se saborder. Le retour du discours antiallemand, par la voix d’Arnaud Montebourg et de Jean-Marie Le Guen, est une erreur stratégique et une impasse politique. Erreur stratégique, car François Hollande veut incarner un président rassurant, à l’inverse de Nicolas Sarkozy, qui dresse souvent une frange de la population contre une autre. Or, voilà qu’en politique étrangère, les socialistes adoptent cette dialectique antagoniste. Non pas contre un régime dictatorial, mais contre notre premier allié. Or, il y a assez de divisions entre les Etats-membres pour ne pas y ajouter les insultes. Plus grave encore, ce discours antiallemand est une impasse politique. Comme la droite, la gauche s’obstine à ne concevoir l’Europe qu’au travers du couple Paris-Berlin. Or cette union est consumée ! Ce sont juste deux pays européens fragiles, chacun à leur façon, dépendants des autres, confrontés à une perspective de récession historique. L’Europe, ce n’est pas un bras de fer franco-allemand, ni la revanche éternelle des guerres passées. L’Europe, c’est un projet extraordinaire, construit sur le compromis et la négociation, aujourd’hui au bord du précipice. Sans les autres, point de salut.

- Mais on peut tout de même critiquer les positions allemandes sans être taxé de germanophobie, non ? Non seulement « on peut », mais on doit. Seulement, de façon constructive, sans convoquer Daladier et Bismarck, ni dénoncer le nationalisme allemand, alors que tous les pays, tous, se replient sur eux-mêmes actuellement. A commencer par la France. Angela Merkel ne veut pas que son Etat vertueux paie pour les Etats délinquants du sud, si des règles sévères de contrôle budgétaire ne sont pas adoptées au préalable. C’est une position compréhensible, qui lui vaut d’être durement attaquée chez elle. En revanche, la possibilité de traduire devant la Cour européenne de justice les pays qui enfreignent les critères de rigueur de Bruxelles est une demande très risquée, voire dangereuse. Berlin ne jure que par le droit, alors qu’on a besoin de politique et de légitimité démocratique pour remettre l’Europe sur pieds et la revitaliser. L’UE ne peut plus fonctionner en étant désincarnée et embourbée dans ses procédures. Elle doit aussi remettre en cause sa culture purement libérale, focalisée sur la levée de toute entrave à la libre circulation des hommes et des biens. C’est à ces questions que feraient mieux de réfléchir les socialistes.

Une chronique en partenariat avec Le Monde

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