A la Une des quotidiens nationaux

Par Eric Delvaux

Libération : Le portrait officiel de François Hollande, encadré dans un tableau et en-dessous de la photo : "La gauche peut-elle perdre les législatives ?"

Le Figaro : Martine Aubry presse François Hollande d'augmenter les impôts

L'Humanité : La suite du rapport de Bercy, qui préconise depuis hier une baisse des dépenses de l'Etat : "Les rapaces attaquent encore"

Les Echos : Un divorce qui se confirme, celui des Français avec la bourse

La Croix : La solitude des jeunes

Le Parisien/Aujourd'hui en France : Les dangers du diesel : les particules fines émises par ces moteurs seraient à l'origine de 42.000 décès, chaque année, en France

Un jour sur la toile

Par Hélène Chevallier

- Les détournements de la photo officielle de François Hollande. Aussitôt dévoilée, aussitôt détournée. La grande pelouse derrière le Président de la République a été le terrain d'accueil de tout un tas de personnages: l'homme nu de la Redoute, des playmobils, des soucoupes volantes, un chat volant ou encore un troupeau d'éléphants. Mais rien de très hilarants. Des internautes peu inspirés car encore sous le choc de l'annonce de la mort d'Eduard Khil, plus connu sous le nom de Monsieur Trololo , devenu un phénomène sur la toile avec cette chanson entièrement en vocalise :

- Le Camping, saison 3: Le palais Brongniart accueillait jusqu’à peu la Bourse de Paris et abrite notamment, depuis deux ans, les locaux du « Camping », un accélérateur de start-up qui a inauguré hier sa troisième saison.

Une photo du Président de la République qui laisse sceptique

La chronique politique de Benjamin Sportouch , du magazine L'Express

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Portrait Officiel François Hollande
Portrait Officiel François Hollande © Raymond Depardon

Oui et il faut espérer que ce soit la dernière. Ce ne sont pas les talents de Raymond Depardon ou de ses prédécesseurs qu'il s'agit de remettre en cause. Tout comme il n'est pas ici question d'interroger les qualités photogéniques de nos présidents. Mais franchement, est-il encore nécessaire d'orner tous les bâtiments publics du cliché du chef de l'Etat ? Il est d'ailleurs toujours sujet à polémique, en l'occurrence cette fois-ci c'est le côté quelque peu gauche -ça tombe bien me direz vous- ou nonchalant de François Hollande, les bras ballants, et également l'installation des drapeaux français et européen relégués dans un fond trop lointain.

Cette tradition du portrait présidentiel remonte à 1848 et à Louis Napoléon. On a connu plus démocrate. Mais passons. L'affichage du portrait dans les mairies notamment peut se justifier grosso modo entre 1870 et 1958 par le souci d'une incarnation de la République qui a souvent vacillé sous les mauvais coups de l'Histoire. Les moyens de communication n'ont pas l'importance d'aujourd'hui, le suffrage n’est pas universel et la photo du président peut alors être considérée comme un moyen d’unifier la Nation derrière son chef.

- La République c'est aussi une affaire de symboles

Certainement, mais nous en avons déjà quelques-uns qui sont loin d'être anodins et qui décorent toutes les maisons communes. Le drapeau tricolore et le buste de Marianne. Ou bien encore le triptyque « liberté, égalité, fraternité ».

Ce week-end, les Britanniques ont célébré leur Reine avec, derrière le côté folklorique des festivités, un culte, qu'on le veuille ou non, de la personnalité. Nous en sommes loin, certes, mais nous serions bien inspirés de nous débarrasser des derniers oripeaux de notre propre passé monarchique. Une présidence normale aurait pu s'en délester. Voilà une occasion loupée.

  • Mais par quoi auriez-vous remplacé la photo officielle dans les mairies ?

Pourquoi pas par la déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen. C'est certainement la seule chose positive qui était ressortie du funeste débat sur l'identité nationale de 2010. Le texte devait être accroché avec le drapeau français dans toutes les écoles du pays. On attend toujours.

Se marier, se pacser dans une mairie, réclamer un passeport dans une ambassade ou, dans un autre genre, déposer une plainte dans un commissariat : autant de gestes qui trouveraient davantage de sens en étant accomplis sous ce texte fondateur de la République.

La solennité, la respectabilité du président, de l'institution qu'il représente – la République- ne se bâtit pas sur un cliché mais sur des promesses tenues. A l'heure de l'hypermédiatisation, la canonisation photographique du chef de l'Etat n'aide en rien à la cohésion de la Nation.

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