• A la Une de vos journaux ce matin -par Eric Delvaux

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  • Ce qui fait débat dans la presse- par Eric Delvaux

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  • Un jour sur la toile- par Hélène Chevallier

  • La chronique politique- par Piotr Smolar, du quotidien Le Monde

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La chronique politique - par Piotr Smolar, du quotidien Le Monde

Projet contesté, bouderie de Jean-Pierre Raffarin, retour bruyant de DSK en France : l’UMP fait grise mine après ses journées d’été à Marseille.

C’est vrai, mais le mal est plus profond que les rebondissements du week-end. La droite vit aujourd’hui deux drames : l’impuissance économique et la décadence morale. La première est facile à saisir, il suffit de regarder nos indicateurs : le chômage et les inégalités explosent, les déficits sont abyssaux. Le problème, c’est qu’à huit mois des élections, le pouvoir n’a pas envie d’adopter des mesures drastiques. Il n’assume même pas le mot rigueur, ce qui a un côté très infantilisant pour les citoyens adultes que nous sommes. L’autre drame, c’est la morale. La boussole de la droite semble détraquée sur le plan des principes. L’UMP est un parti tellement caporalisé derrière le président Sarkozy, les députés ont tellement peur de perdre leur siège, que personne n’ose prendre ses distances. Et pourtant. Mardi dernier, nous avons publié dans Le Monde la preuve que le gouvernement a menti au sujet des investigations policières conduites en juillet 2010, hors de toute procédure judiciaire, pour identifier l’origine des fuites dans l’affaire Bettencourt. Le téléphone portable de mon collègue Gérard Davet a été ciblé. Les policiers de la DCRI ont obtenu, auprès de l’opérateur, Orange, la liste de tous ses interlocuteurs, en violation totale de la loi sur le secret des sources. La loi est violée, le pouvoir ment, la police est détournée de ses missions et instrumentalisée à des fins partisanes, et que répond le ministre de tutelle, Claude Guéant ? Deux choses. Il invente un euphémisme merveilleux, les « repérages de communications », pour reconnaître les dents serrées qu’il s’est passé un truc pas net ; puis, trois jours plus tard, quand on l’interroge sur d’éventuelles sanctions contre le patron de la DCRI, Bernard Squarcini, et le directeur de la police, Frédéric Péchenard, il répond « évidemment, non ». « Evidemment, non » : la seule chose évidente, c’est qu’il y a quelque chose de crépusculaire dans cette fin de quinquennat, qui avait commencé par des promesses de « République irréprochable » et de « culture du résultat ».

- Autre sujet embarrassant pour la droite, le procès des emplois fictifs de la Mairie de Paris et la santé défaillante de Jacques Chirac.

On peut tous éprouver, sur un plan humain, de la compassion pour une personne âgée dont le corps ou l’esprit se dérobe. Mais pourquoi en est-on arrivé à cette situation détestable ? Parce que Jacques Chirac s’est abrité pendant douze ans derrière son statut pénal hors sol. Il était un président hors d’atteinte de la justice pendant ses mandats. Cette immunité totale, vénéneuse, a permis à Jacques Chirac d’échapper depuis des années à un rendez-vous avec ses responsabilités. Son destin judiciaire est la plus vibrante plaidoirie possible en faveur de l’indépendance de la justice.

Une chronique réalisée en partenariat avec Le Monde

Le Monde
Le Monde © Radio France

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  • L'histoire du jour- par Eric Delvaux

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  • Reportage autour du Web -par Hélène Chevallier

  • Le coup de__ cœurd'Audrey- par Audrey Pulvar

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Le coup de__ c œur d'Audrey - par Audrey Pulvar Pioché dans Libération ce matin, cet article sur l'avantage d'être imbuvable. "Messieurs, ayez mauvais caractère si vous voulez être augmenté !" L'article commence par la formule consacrée "selon une étude américaine", prélude, en général, aux conclusions les plus iconoclastes tirées des questions les plus farfelues. Cette fois, trois universitaires américains ont mené quatre études sur des centaines de personnes. Il leur a fallu cela pour découvrir que quand on est désagréable, autoritaire et égoïste au bureau, on réussit mieux que quand on est sympa. Soyez l'emmerdeur, le cauchemar de votre DRH plutôt que sa bonne poire ! Sache développer le "potentiel de nuisance", qui vous donnera l'ascendant sur votre direction.L'étude pointe l'écart, + 18% tout de même, entre les rémunérations d'un butor et d'un bonhomme.Notez que cela n'est valable que pour les hommes parce que pour les femmes, qu'elles soient désagréable ou pas, ne change pas grand-chose (5% d'écart).Les chercheurs attribuent cette inefficacité de la goujaterie chez les femmes au fait que les femmes agressives sont peu appréciées en général, alors que ce trait de caractère est apprécié chez les hommes.Pire, même les femmes désagréables font patte de velours au bureau, car elles savent que les emmerdeuses n'ont pas bonne presse. Quitte à sortir des griffes de tyran quand elles rentrent à la maison !L'article de Libération "Casse-pieds et mieux payés!" : http://www.liberation.fr/vous/01012357914-casse-pieds-et-mieux-payes __

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