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La chronique politique - par Benjamin Sportouch, journaliste à L'Express

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Retour sur une déclaration de François Fillon qui date de Juin 2008.

Le Premier ministre estimait alors que la droite, que son camp, « avait gagné la bataille idéologique ». Rien que ça !

Et François Fillon de faire l’apologie du « libéralisme, de la compétition et la mondialisation ». C’était donc en juin 2008.

Patatras, trois mois plus tard, le monde s’enfonce dans une crise économique sans pareil depuis 1929. Voilà les fondamentaux de la droite, ceux-là même que le Premier ministre portaient au pinacle, ébranlés, pour ne pas dire enterrés. On s’est dit, alors, que la majorité allait en tirer les leçons.

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- Mais cela n’a pas été le cas.

Non. Certes, la majorité a mis de l’eau dans son vin. Elle a par exemple recours, une nouvelle fois, aux contrats aidés pour tenter d’endiguer le chômage, ces contrats subventionnés par l’Etat qui étaient honnis par l’UMP avant la crise. Un symbole de l’assistanat, pour le parti présidentiel. Mais le carcan idéologique l’empêche toujours de se confronter à la nouvelle donne : celle issue de la crise. Par exemple : dans le plan de rigueur qui va être discuté cette semaine à l’Assemblée, le gouvernement demande une contribution de 3% à ceux qui gagnent le plus, c'est-à-dire 500.000 euros par an. Mais il le fait du bout des lèvres. Une contribution « exceptionnelle et temporaire », dit le Gouvernement. Pourquoi donc ne pas aller au-delà, alors que les plus fortunés, eux, y sont prêts ? Un vrai décalage.

- C’est donc une victoire de l’idéologie de gauche ?

Non, pas pour autant. On sent bien que la crise a remis en selle les principes d’une plus juste répartition, de plus grande équité. Sauf que voilà, face à une idéologie de droite que notre Premier ministre nous annonçait comme victorieuse, le PS veut dorénavant imposer la sienne, sans la dépoussiérer.

Il l’a fait sur certains sujets, c’est vrai, comme la sécurité. Mais s'il veut être crédible, il doit aller plus loin et laisser une marge d’appréciation au candidat qui gagnera la primaire. Finalement, la prochaine présidentielle, pour la première fois sous la Vème République, va se jouer davantage sur des idées que sur des idéologies. Un vrai changement, donc, mais que les deux grands partis n’ont visiblement pas encore intégré.

L'Express
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Une chronique réalisée en partenariat avec L'Express

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