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  • La chronique politique

Et si une cohabitation sortait des urnes ?- par Anna Cabana, grand reporter au Point

Il faut toujours se méfier de la politique-fiction, mais le scénario d’une victoire de Nicolas Sarkozy à la présidentielle suivie par une victoire de la gauche aux législatives est désormais étudié de près par des gens très sérieux, à gauche comme à droite. Il a suffi que François Hollande rate son entrée en campagne et que Nicolas Sarkozy joue le père protecteur pour que, très vite, dans le microcosme politico-médiatique, les pronostics de victoire s’inversent. C’est d’autant plus intéressant que les sondages, eux, continuent de donner Hollande largement gagnant…

- La dernière vague du baromètre Ipsos crédite Sarkozy de 25,5% de voix au premier tour et de 40% au second.

Pour que Sarkozy soit réélu, même ric-rac, il faut qu’il se réinvente des réserves de voix. Car pour l’instant, c’est un référendum pour ou contre Sarkozy. Il n’aura une chance de gagner que si le référendum pour ou contre lui se transforme en match comparatif entre les candidats. Et c’est précisément parce que le microcosme a anticipé et compare déjà les deux hommes, que le président sortant est désormais soupçonné d’avoir une chance de gagner. Bref : Sarkozy ne peut pas gagner, mais Hollande peut perdre.

- Et si Hollande perd…

…on ne peut pas exclure que le désir d’alternance se reporte sur les législatives et que la gauche sera majoritaire à l’Assemblée. Ce qui est frappant, ces temps-ci, c’est le nombre de hollandais qui suspectent Martine Aubry et Laurent Fabius de miser sur ce scénario. Fabius sait qu’en cas de victoire, Hollande -dont il est l’ennemi historique- ne le nommera pas ministre, et encore moins premier ministre. Une cohabitation, en revanche, le remettrait dans le jeu. Quant à Aubry, elle a montré, en assurant l’investiture d’un de ses proches au détriment du chef de cabinet de Hollande, que c’est elle, la chef des législatives.

Mais au-delà des calculs personnels, il y quelque chose de nouveau : désormais, l’idée d’une cohabitation ne rebute personne, ni à droite ni à gauche, exceptés les candidats bien sûr. En ces temps de crise, le fantasme de l’union nationale réapparaît, porté par des personnalités comme François Bayrou ou Dominique de Villepin. Cette union nationale, il n’y a aucune chance que les partis la fassent, mais les électeurs pourraient bien l’imposer.

Une chronique réalisée en partenariat avec Le Point

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