A la Une des quotidiens nationaux ce matin

Par Eric Delvaux

Libération : "La rose et le pétard" ou comment Cécile Duflot a mis les socialistes en pétard en ouvrant le débat sur la dépénalisation du cannabis

Le Parisien/Aujourd'hui en France : "Le retour d'Afgha !" : les soldats francais qui s'apprêtent à rentrer d'Afghanistan ont un sentiment mitigé, entre la fierté du devoir et un sentiment d'inachevé

Les Echos : Déficit et fiscalité, l'équation se complique pour François Hollande

L'Humanité : La loi Fillon écornée

Le Figaro : Retraites : la France tourne le dos à l'Europe

La Croix : La Pologne et l'Ukraine co-organisent le championnat d'Europe de football, mais elles ont choisi des voies politiques différentes.

Un jour sur la toile

Par Hélène Chevallier

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- LinkedIn hacké.

Un pirate russe aurait récupéré et mis en ligne sur un forum un fichier contenant les mots de passe de 6 millions et demi d'utilisateurs du réseau social. Même si ce fichier ne contient pas les adresses mail associées, les spécialistes en sécurité recommandent par précaution à tous les utilisateurs de changer leur mot de passe. Après plusieurs heures de flottement, un responsable de Linked In a fini par confirmer cette nuit ce piratage.

- Internet secoué hier par la mort de Ray Bradbury.

A voir sur le site de l'INA, une interview de l'écrivain de sciences fiction par Bernard Pivot dans Apastrophe en 1978 à l'occasion du 150eme anniversaire de la naissance de Jules Vernes.

- Un laser qui détecte si vous avez mangé des légumes.

A lire sur Mashable, deux chercheurs ont créé un laser qui permet de savoir, en détectant la présence de caroténoïdes sur la peau, si une personne a mangé des fruits et légumes.

- Bilan du plus grand salon du jeu vidéo au monde : l'E3, à Los Angeles.

La crise de confiance des dirigeants d'entreprises

La chronique politique de Guillaume Roquette , directeur de la rédaction de Valeurs Actuelles

Un sondage publié dans Les Echos de ce matin affirme que seul un tiers des dirigeants d’entreprise fait confiance à François Hollande pour soutenir la croissance économique.

Il y a une profonde contradiction chez François Hollande en matière économique. D’un coté, il affirme vouloir aider les entreprises et a pris quelques mesures symboliques en ce sens : la première des soixante propositions de son programme présidentiel visait à créer une banque publique d’investissement pour les financer. Et il a installé le flamboyant Arnaud Montebourg à la tête d’un ministère du Redressement productif qui fleure bon le volontarisme industriel.

Mais dans le même temps, il prépare un choc fiscal sans précédent : 32 milliards de hausses d’impôts pour les entreprises, c’est autant que la croissance totale de l’économie française l’année dernière.

Et ces 32 milliards ne prennent pas en compte la hausse des cotisations sociales pour financer le retour à la retraite à 60 ans d’un salarié sur cinq. Ni le coût du « coup de pouce » au Smic pour les entreprises. Ni la suppression de la TVA anti délocalisation mise en place par Nicolas Sarkozy pour baisser les charges sociales.

On comprend que les patrons ne fassent pas confiance à François Hollande.

  • Mais sur la retraite ou le SMIC il a pris des engagements durant sa campagne, il est normal qu’il les tienne.

Oui, sauf que le principal engagement du nouveau président est de faire revenir la croissance pour faire baisser le chômage.

Et s’il assomme les entreprises d’impôts et de taxes nouvelles, il n’y aura pas de croissance : je vous rappelle que le taux de marge des PME françaises est déjà au plus bas depuis 25 ans, il n’y a plus de gras.

La France, ce n’est pas un congrès du PS où l’on trouve une synthèse à coup de compromis, en lâchant un peu de lest à tout le monde. Les cadeaux sociaux de François Hollande risquent de nous coûter très cher.

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