• A la Une de vos journaux ce matin -par Eric Delvaux

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  • Ce qui fait débat dans la presse- par Eric Delvaux

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  • Un jour sur la toile- par Hélène Chevallier

- La première vidéo de campagne de Barack Obama sur son tout nouveau Tumblr. Un clip simple et efficace qui joue sur la nostalgie en mixant le discours du président américain au soir de son élection, le 4 novembre 2008, avec les actions de son mandat :

Une vidéo dont pourrait s'inspirer toute la classe politique française à commencer par Norra Berra, la secrétaire d'Etat chargée de la Santé, a fait beaucoup rire Twitter hier avec cette vidéo postée mi-octobre :

  • La Chaîne Haji Live retransmet en direct sur YouTube le pélerinage de La Mecque.

  • La sortie aujourd'hui de L'encyclopédie de la Web Culture, écrit par deux journalistes spécialistes de l'Internet, Titiou Lecoq et Diane Lisarelli.

  • L'édito politique

L'Europe sans les peuples ? - par Piotr Smolar , journaliste au quotidien Le Monde

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Aussitôt annoncé, presque aussitôt retiré : le Premier ministre grec Georges Papandréou a décidé d’abandonner l’idée d’un référendum

Il a quand même eu le temps de provoquer une panique mondiale, pendant quelques jours. On comprend pourquoi les dirigeants européens ne voulaient pas de ce référendum. Il aurait entraîné des semaines de doutes et de spéculations sur la zone euro. En fait, la crise européenne – budgétaire, bancaire, politique - est tellement profonde, que les dirigeants ne peuvent pas prendre le risque de consulter les peuples, sous peine d’aggraver les divisions. Le peuple fait peur. Depuis le « non » français au référendum sur le traité constitutionnel en 2005, l’Europe est considérée comme un sujet trop complexe pour être soumis aux citoyens. Du coup, l’Union européenne est coupée des peuples. Elle souffre d’une crise de légitimité et de croissance. L’élargissement à 27 l’a rendue empâtée. Ses institutions ne fonctionnent pas, le vote à l’unanimité empêche d’être réactif et tranchant. C’est pour cela que Paris et Berlin ont pris les clés du camion. Et c’est pour cela que se dessine une petite Europe à 17, autour de l’euro.

-Mais cette crise de légitimité, n’est-elle pas une raison de plus pour consulter les peuples ?__ A priori, oui, ça paraît logique. Dans tous les Etats-membres, les peuples sont en colère car ils n’ont plus le sentiment de maîtriser leur destin. Seulement, pour qu’un référendum ait du sens, il faut une sérénité élémentaire et une vraie alternative dans la question. Or, les Grecs auraient eu le choix entre la saignée et le gouffre que serait une sortie de la zone euro. Interroger le peuple n’est pas toujours pertinent. Si l’existence de la peine de mort en France se décidait par référendum, aurait-elle même été abolie ? Sanctifier les peuples, forcément purs, contre leurs dirigeants, forcément lâches et vendus, c’est la recette du populisme. D’accord, les Européens ont fauté en acceptant trop facilement la Grèce dans la zone euro, puis en validant ses comptes trafiqués. D’accord, l’austérité qui leur est demandée est terrible. Mais les Grecs sont les premiers responsables de l’état de leurs comptes et de leur économie. Tout cela est vrai aussi pour la France. Si l’orage s’abat sur nos têtes après l’Italie, il faudra se souvenir de ceci : la question de la dette n’a jamais été centrale dans le débat public jusqu’à cette crise. Depuis 1992, la France a violé allègrement les critères de Maastricht, qui encadraient l’endettement. On peut accuser les agences de notation, les marchés, les traders, Bruxelles, le plombier polonais et la monnaie chinoise. Mais on peut aussi s’en prendre à nous-mêmes, et à notre vie à crédit.

Une chronique en partenariat avec Le Monde

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