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La sondomania des politiques- par Benjamin Sportouch , journaliste à l'hebdomadaire L'Express

Les politiques sont prompts à critiquer les médias pour leur utilisation abusive des sondages, mais eux-mêmes en sont des consommateurs insatiables.

Et c’est la Cour des Comptes qui nous le dit. Dans un rapport révélé jeudi dernier, les gendarmes des finances publiques pointent notamment du doigt des enquêtes, sur « l’image personnelle des ministres ». Rachida Dati, par exemple, en avait commandé lorsqu’elle était Garde des Sceaux.

Plus récemment (le 27 octobre), l’Elysée a fait faire un sondage qualitatif sur l’interview télévisée de Nicolas Sarkozy.

Inutile de le préciser : cette mauvaise habitude est partagée par la gauche. Entre 1997 et 2002, quand elle était au pouvoir, elle ne s’en est pas privée.

- Mais dans le cas présent, c’est plus surprenant au regard de la rigueur imposée au budget de l’Etat.

Inexplicable, même ! François Fillon a annoncé hier un gel des salaires des ministres et du Président. Pour l’exemple. Mais c’est l’arbre qui cache la forêt. Pourquoi ne pas interdire purement et simplement les sondages commandés par l’Etat ?

Thierry Saussez, qui était à la tête de la communication gouvernementale de 2008 à 2010, les justifiait hier avec des arguments pour le moins contestables.

Que disait cet ami de Nicolas Sarkozy sur une radio concurrente ? Que les sondages sont un des moyens pour le gouvernement « d’entendre l’opinion ». Mais alors, à quoi servent les élections, à quoi servent les représentants de l’Etat : députés, sénateurs, maires et j’en passe ?

- Et les sommes en jeu ne sont pas négligeables.

Entre 2006 et 2010, le Service d’Information du Gouvernement a dépensé 600 millions d’euros en communication. Et Thierry Saussez précise que les 2/3 étaient consacrés aux campagnes de publicité, sur la sécurité routière, par exemple, soit 400 millions environ. Combien, donc, pour les sondages ? Je ne suis pas très bon en maths, mais là, je n’ai pas eu besoin de ma calculette : 600 - 400 millions = 200 millions d’euros.

Dans le nouveau plan de rigueur, la ministre du Budget Valérie Pécresse va devoir se creuser la tête pour réduire les dépenses de l’Etat de 500 millions. Voilà déjà 200 millions d’euros trouvés sans trop d’effort.

Cela éviterait aussi des passations de marché douteuses. Le Conseil d’Etat a retenu l’immunité du Président pour lui éviter un procès. Et puis ça priverait d’arguments, et ce n’est pas rien, les populistes de tous bords dont la rengaine préférée est le train de vie de l’Etat et ses excès.

Une chronique en partenariat avec L'Express

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