A la Une de la presse ce matin

Par Alexandra Ackoun

Le Figaro : "Nicolas Sarkozy et François Hollande mobilisent les indécis"

Libération : "Mali, la menace islamiste" et l'enfer des Romanès, père et fille, créateurs du cirque du même nom,

Le Parisien/Aujourd'hui en France : "Comment réformer le permis de conduire"

L'Equipe : "Paris assure"... Référence à la victoire du PSG - 2 à 1 - hier soir face à l'OM au Parc des Princes.

Bataille entre équipes de campagne et photographes de presse autour de la communication des candidats

Ce qui fait débat dans la presse ce matin -par Alexandra Ackoun

Des photographes qui disent dans Libération tout le mal qu'ils pensent de cet encadrement de plus en plus strict de la part des équipes des candidats. Des équipes obnubilées par la maîtrise des images prises tout au long de cette campagne 2012. Et les interdictions qui se multiplient.

Discrimination positive

La chronique politique de Piotr Smolar, journaliste au quotidien Le Monde

Retour sur la mort de Richard Descoings, le patron de Sciences Po, un des grands promoteurs de la discrimination positive Grand communiquant, Richard Descoings a eu un mérite évident : il a contribué à aérer la fabrique des élites françaises. Comment ? En ouvrant Sciences Po vers l’étranger, mais aussi vers la société, dans sa diversité. Descoings a été un éclaireur, en mettant en place un dispositif spécial pour permettre aux meilleurs lycéens des ZEP, des quartiers difficiles, d’entrer à l’Institut sans concours classique.

Ce dispositif qui corrige des handicaps, c’est de la discrimination positive. En France, on n’aime pas cette expression à connotation anglo-saxonne. Nous avons la passion républicaine. L’idée qu’on puisse faire une distinction entre les êtres en fonction de leur couleur de peau nous heurte.

Nicolas Sarkozy a été le premier à revendiquer cette expression. « La discrimination positive, moi, j’y crois », disait le ministre de l’Intérieur, en novembre 2003. Trois ans plus tard, il envisageait même des quotas pour ses « compatriotes de couleur ».

Mais depuis, le Président est revenu en arrière. Il ne parle plus que d’inégalités sociales et géographiques. Du coup, plus de discriminations spécifiques à étudier et à dénombrer, en fonction de votre couleur ou de votre origine. Aujourd’hui, le candidat Sarkozy fait carrément l’impasse sur ce sujet. L’heure est au discours identitaire, très ancré à droite, pas aux signes d’attention envers des populations qui votent moins par exemple que les retraités. -Tout de même, Nicolas Sarkozy a été le premier à faire la promotion de représentants de la diversité

Rachida Dati, Rama Yade ou Fadela Amara au gouvernement, c’était des gestes forts ; mais aussi le fait du prince. Au-delà du symbole positif, on peut y voir une instrumentalisation des origines de ces femmes, pour démontrer un souci de diversité. Le pire de tous les gestes fut sans doute la promotion, vantée par Nicolas Sarkozy en 2004, d’un « préfet musulman », une expression absurde. En matière de discrimination positive, on donne souvent les Etats-Unis en exemple. Le bilan là-bas est mitigé. Mais une chose est sûre : l’élection de Barack Obama n’a pas été un éclair dans la nuit. Elle a traduit l’évolution de la société américaine sur un demi-siècle. Une bourgeoisie noire a émergé. Avant Obama, de nombreux noirs ont été élus sénateurs ou bien maires de grandes villes. Lorsque George W.Bush a appelé Colin Powell et Condoleezza Rice dans son administration, personne ne s’est demandé une seconde s’ils avaient les compétences requises. En France, Il nous reste un long chemin à parcourir. Une anecdote : pour rendre hommage à Richard Descoings, Le Figaro interrogeait des diplômés de Sciences Po, originaires de banlieues. Linda, Abdel et Nabil. C’est tout. Mais vous verrez, un jour, eux aussi auront le droit à leur nom de famille.

Une chronique réalisée en partenariat avec le quotidien Le Monde

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Depuis le naufrage du Concordia, Francesco Schettino vit reclus

L'histoire du jour -par Alexandra Ackoun

C'est le Grand angle de Libé ce matin : celui qui était aux commandes du navire dont le naufrage a fait 30 morts en janvier, se terre dans son village natal. Et pour cause, il est assigné à résidence depuis le drame.

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