• A la Une de vos journaux ce matin -par Eric Delvaux

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  • Ce qui fait débat dans la presse- par Eric Delvaux

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Slavery Footprint, c'est un site et une application qui permettent de calculer, à la manière du bilan carbone, votre empreinte esclavagiste. Lancés par une ONG américaine, ils cherchent à sensibiliser l'opinion sur l'esclavage moderne et sur le fait que nos modes de vie font de chacun de nous des esclavagistes.

En Chine, les autorités ont de plus en plus de mal à censurer les contenus sur Internet, et surtout ceux qui sont diffusés sur les réseaux sociaux. Si Facebook, Twitter et YouTube sont interdits, des copies existent. Elles comptent plusieurs millions d'utilisateurs qui hurlent leur colère sur Weibo (le Twitter local). Et Pékin, débordé, craint une révolte.

  • La chronique politique

La crise, c'est la chance de Sarkozy ! - par Anna Cabana, grand reporter au Point

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Nicolas Sarkozy gagne quelques points dans les sondages.

Cinq points, même, dans l’enquête LH2 pour Le Nouvel Observateur . Mais au-delà des chiffres, il se passe quelque chose, ces jours-ci : Nicolas Sarkozy se sert de la crise comme d’un tremplin qui, il l’espère, le propulsera hors des enfers. Les enfers, c’est la perte d’autorité sur son propre camp, qui anticipe déjà sa défaite au point que l’ancien ministre Alain Lambert, pourtant sarkophile de la première heure, vient d’appeler à une candidature de Juppé. Les enfers, c’est aussi l’engouement médiatique autour de François Hollande. Oui mais voilà : la gravité inouïe de la crise redonne une chance à Sarkozy. La crise, c’est sa chance. C’est ce qu’il pense. Il fait le pari de la crise.

- Il n’a pas d’autre choix, en même temps.

Certes, mais il veut en faire une force. Lui qui pense que la politique, c’est comme le judo, qu’il faut utiliser la force de l’adversaire pour la retourner contre lui, est en train de se livrer à une prise particulièrement sophistiquée : c’est la violence de la crise qu’il s’emploie à retourner contre François Hollande. Devant ses conseillers, Sarkozy tient le raisonnement suivant: « Si la crise s’installe, les Français ne me sortiront pas ». Sous-entendu : « de l’Elysée ». Ils ne le sortiront pas, pense-t-il, parce que, dans un climat d’angoisse, il apparaîtra comme le moindre mal. Voire comme « l’homme capable de prendre des décisions et d’agir, et donc de protéger » - ce sont les mots de l’un de ses conseillers. Ce sont d’ailleurs les éléments de langage et de posture du moment. Yves Jego a ciselé une métaphore audacieuse : « Qui choisissez-vous pour vous défendre : Merlin l’Enchanteur ou Conan le Barbare ? ». Sarkozy, alias Conan le Barbare, en est donc convaincu : si la crise s’installe, les Français ne le sortiront pas.

- Et sinon ?

Sinon, la théorie de Sarkozy se veut tout aussi implacable. Je le cite : « Si les gens ont l’impression d’avoir échappé à la crise, ils auront envie de tourner la page et je serai sur cette page ». Bref, si la crise continue, c’est lui ; sinon, c’est Hollande. De toute façon, s’il perd, il est décidé – et ça en surprendra plus d’un - à être candidat… en 2017 ! Avec ou sans crise.

Une chronique réalisée en partenariat avec Le Point

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  • L'histoire du jour- par Eric Delvaux

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