A la Une de la presse ce matin

Par Eric Delvaux

Le Parisien Aujourd'hui en France : "Etes vous Nomophobe ?"

La Croix : "Faut-il continuer à réduire le nombre de fonctionnaires ?"

Le Figaro : L'immigration, la sécurité et l'autorité : les trois atouts de Nicolas Sarkozy face à Francois Hollande (sondage Opinionway pour Le Figaro)

Libération : L'abstention, en jeu du premier tour

L'Humanité : "Le Smic à 1700 euros, c'est possible"

Les Echos : "Pourquoi les prêts bancaires sont-ils en train de s'effondrer?"

Un jour sur la toile

Par Hélène Chevallier

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- Instabook. Le rachat d'Instagram pour un milliard de dollars par Facebook est largement commenté sur internet depuis hier. Si certains spécialistes trouvent cette acquisition brillante, d'autres craignent le retour de la bulle internet.

- Le cinéma Olfactif. Depuis plus d'un siècle, ils sont nombreux à avoir tenté d'associer une odeur à une image, sans succès. Le système, développé par Odoravision, propose une table basse ou une grande enceinte dans lesquelles sont placées une quarantaine de petites fioles.

Fioles qui libèrent leurs odeurs en fonction des scènes des films. Test d'Odoravision et interview de son concepteur, Philippe Bordier.

Halte à la surrenchère !

La chronique politique de Benjamin Sportouch, journaliste à l'hebdomadaire L'Express

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Ce week-end, à l’occasion d’un déplacement en banlieue, le candidat socialiste a fait part de son intention, s’il est élu, de mettre en place un ministère de l’Egalité. Il s’agit vraisemblablement du ministère à l’Egalité territoriale. Je dis « vraisemblablement » parce que je ne suis pas certain qu’il n’y en ait pas deux distincts dans les cartons, tant François Hollande a multiplié les annonces en matière de découpage gouvernemental. Un jour un ministère de la Mer en plus de celui à l’Outre Mer, un autre jour, un portefeuille cumulant l’Education, la Jeunesse et l’Avenir. Il arrive d’ailleurs que l’intitulé varie et que « Avenir » soit remplacé par « Insertion ». Sans oublier, bien sûr, un ministère aux Droits des Femmes.

Il y a de quoi douter de l’utilité d’une telle profusion de maroquins ministériels. A force de segmenter l’action gouvernementale, c’est sa cohérence qui est en jeu. Franchement, si l’on estime – et c’est bien légitime- que l’égalité hommes-femmes est un principe intangible, alors il ne doit pas être cantonné à un ministère. Il doit inspirer chaque réforme engagée par chaque ministre et le Premier ministre ou le Président lui-même doit y veiller.

- La raison d’un tel foisonnement est aussi très politique

Bien sûr. Il va falloir caser beaucoup de monde du Parti socialiste. Après dix ans d’absence au pouvoir, les appétits sont nombreux et grands. Déjà, quand il a composé son équipe de campagne, François Hollande n’a pas voulu faire de déçus. Au final, près de 70 personnes se sont retrouvées dans l’organigramme. En coulisse, donc, on se dispute déjà les postes.

C’est aussi, il faut le dire, un gage donné à tout un tas de corporations professionnelles, pour éviter les protestations.

Mais cette logique risque au final d’être contre-productive : plus l’équipe est vaste, plus le risque de compétition entre ministres est important. Tout comme celui d’un chevauchement des missions entre ministères. Au contraire, plus le pack est réduit, plus il est efficace.

François Hollande, s’il remporte l’élection, aurait donc tout à gagner à limiter son gouvernement à une vingtaine de ministres. Depuis 2007, la droite n’a pas montré la voie. Nicolas Sarkozy n’a pas tenu sa promesse de limiter le nombre de ministres et de secrétaires d’Etat. L’exemple est plutôt à chercher du côté de l’Italie et de l’Espagne : 17 ministres à Rome, 13 à Madrid. C’est même un record pour les Espagnols.

Halte à la surenchère du nombre des ministères ! Monsieur Hollande, n’en doutez pas : personne ne vous en voudra de contrarier quelques intérêts particuliers pour mieux servir l’intérêt général.

Une chronique réalisée en partenariat avec l'hebdomadaire L'Express

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