• A la Une de vos journaux ce matin -par Eric Delvaux

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  • Ce qui fait débat dans la presse- parEric Delvaux

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  • Un jour sur la toile- par Hélène Chevallier, en direct du Consumer Electric Show, à Las Vegas

Cétait hier la journée des conférences de presse des constructeurs.

Les grands constructeurs ont tout misé, cette année, sur la télé connectée , également appelée "Smart TV ". Elles sont reliées à Internet et équipées de processeur qui leur permettent de fonctionner comme des ordinateurs. Avec elles, vous pourrez aussi, grâce à des applications, consulter la météo, écouter de la musique, regarder un film en VOD ou aller sur Facebook.

La tendance dans la tendance c’est la convergeance : la possibilité d’utiliser son smartphone, sa tablette avec sa télévision. Fini la télécommande ! Chez les Sud-coréens de LG et Samsung on contrôle sa télé avec la voix ou les gestes, commeKinnect.

Pour contrer les tablettes, Intel a présenté des ordinateurs portables tactiles , à reconnaissance de mouvement et avec gyroscope.

Nokia a lancé son nouveau téléphone leNOKIA 900 ; Sharp nous a présenté des écrans de télévision mobile. Pour rester dans l’univers des objets connectés les sud-coréens Samsung et LG leur machine à laver et autre frigo intelligents.

Des quotas de jeunes ?

Hier, Dominique Perben a annoncé sa décision de se retirer de la vie politique et de ne pas se présenter aux prochaines législatives. A 66 ans, il a derrière lui une longue et riche carrière, ministérielle, notamment. Chapeau, donc, M. Perben, de savoir vous arrêter. Cette décision contraste avec le parachutage de Jack Lang dans les Vosges. Ce n’est pas le moindre des paradoxes de voir l’un des ministres les plus appréciés des jeunes, qui a mis une partie de sa vie à leur service, rempiler à 72 ans et de ne pas céder sa place.

Notre Assemblée nationale détient l’une des moyennes d’âges les plus élevées en Europe.

L’UMP a commencé à faire un travail de renouvellement générationnel et on voit émerger des élus trentenaires déjà très actifs dans la campagne et qui serviront de vivier à Nicolas Sarkozy en cas de réélection. Voilà la droite française, que l’on dit l’une des plus conservatrices d’Europe, donner une leçon de modernité à la gauche.

Car de ce côté-là de l’échiquier, le rajeunissement se fait désirer. Un exemple : sur les 65 personnes que compte l’équipe de campagne de François Hollande, une dizaine seulement a entre 30 et 40 ans ! Et rares sont ceux qui occupent parmi eux des postes d’importance.

- Comment accélérer ce mouvement de rajeunissement ?

Le Parti socialiste est persuadé que le non cumul des mandats -que pourrait également proposer Nicolas Sarkozy- suffira à faire émerger une nouvelle génération. On peut en douter, tant les blocages sont forts au niveau local. Les fédérations sont si verrouillées, qu’elles sont réticentes à promouvoir un jeune qui, par définition, serait arrivé plus récemment.

Pourquoi, alors, ne pas avoir recours à des quotas ? C'est loin d'être la panacée, mais c’est un mal nécessaire pour donner leur chance à de nouveaux talents et rendre notre représentation nationale vraiment représentative. Notre pays a besoin d’électrochocs pour avancer. Sans la parité hommes-femmes votée en 2000, nous n’aurions certainement même pas 18,5% de femmes dans l’Hémicycle. Ce qui est le cas aujourd’hui et qui est loin d’être satisfaisant.

Une députée UMP, Françoise Guégot, propose d’instaurer un bonus-malus pour les partis, qui porterait sur le nombre de femmes élues et non pas seulement candidates. C’est aussi ce qui pourrait s’appliquer aux jeunes. Des sanctions financières pour imposer le changement.

La Loi ne peut pas tout, mais elle serait un signal fort. Elle encouragerait les jeunes à s’engager y compris dans les quartiers, ou tout du moins à voter. Et ce ne serait déjà pas si mal !

Une chronique en partenariat avec l'hebdomadaire L'Express

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