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Le premier tour de la primaire socialiste, un succès - par Stéphane Leneuf

Quelle que soit l'issue du scrutin du premier tour de la primaire socialiste, qui opposera donc François Hollande et Martine Aubry au deuxième tour, on peut dire que cette primaire est un succès.

Hier soir, rue de Solferino, mise à part Ségolène Royal, tout le monde avait le sourire. La participation a été au-delà des espérances du PS, qui avait fixé a un million de votants le seuil de réussite. Or on est bien au-dessus : pas loin de 2,5 millions de participants.

C'est un succès populaire qui, finalement, n'a rien d’étonnant, car les débats télévisés eux aussi avaient bien montré l'intérêt que les Français portaient à cette grande première démocratique.

- Quel enseignement politique peut-on tirer de ce premier tour ?

D’abord, le deuxième tour s’annonce plus ouvert qu’on ne le pense. François Hollande part incontestablement favori avec un avantage : il porte la dynamique de celui qui est arrivé en tête du premier tour. Martine Aubry va devoir, en quelques sortes, rattraper les choses. Dans une course, la position de devoir rattraper son retard est toujours plus inconfortable et pour cela, les deux candidats vont aller à la pêche aux voix auprès, essentiellement, du nouveau faiseur de roi au PS : Arnaud Montebourg.

Il est désormais l’homme le plus courtisé du parti. Le chantre de la démondialisation détient une partie des clefs du scrutin. Il entend peser sur le deuxième tour en obtenant une reconnaissance de ses idées. Arnaud Montebourg s’est révélé au grand public lors des débats télévisés, mais aussi grâce à une campagne de proximité avec des stand-up sur des places de villages à la Obama, qui ont porté ses fruits. Le succès de cette primaire c’est aussi son succès, puisqu'il en est le promoteur. Il y a également, chez lui, un effet générationnel incontestable : il incarne l'avenir au sein du PS. Il a gagné, avec ce résultat, ses galons. Il est devenu un dirigeant incontournable du parti. Il prend d'ores et déjà date pour 2017.

- Très mauvais soir en revanche pour Ségolène Royal, qui est apparue très touchée par son mauvais score__

C'est la grande perdante de cette primaire, elle en a même pleuré. Elle a voulu refaire le match de 2007. Or, il est clair que les électeurs de gauche ont voulu tirer un trait sur la dernière présidentielle. Ils souhaitent un candidat qui soit capable de battre Nicolas Sarkozy. Ségolène Royal a été concurrencée, sur le créneau de la gauche du parti, par Arnaud Montebourg, qui a mené une campagne plus cohérente. Une page s’est tournée hier soir.

Pour terminer, s'il y a un mot que vous devez retenir de ce premier tour, c'est le mot « changement ». Hier soir, Martine Aubry a déclaré qu'elle porterait le changement au second tour. François Hollande s'est présenté comme le candidat qui va permettre le changement. Tiens, tiens, Arnaud Montebourg et Ségolène Royal souhaitaient également incarner le changement dans cette primaire.

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