• A la Une de vos journaux ce matin -par Eric Delvaux

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  • Ce qui fait débat dans la presse- par Eric Delvaux

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  • Un jour sur la toile- par Hélène Chevallier, en direct du Consumer Electronic Show, à Las Vegas

La grande tendance, ce sont les objets connectés.

Par exemple, un oranger qui tweete, chez Ericsson. Il réagit via des capteurs aux changements électromagnétiques autour de lui et communique son humeur sur Twitter en fonction de son entourage.

Du côté des produits qui vont sortir dans les prochains mois, les voitures sont de plus en plus dotées de systèmes intelligents avec de nombreux services associés. Mercedes a par exemple annoncé l’arrivée de Facebook dans ses véhicules…

Les montres s’y mettent également, par exemple avec Casio, qui lance dans deux mois au Japon sa première Smart watch, une montre reliée via blutooth à votre smartphone ou votre ordinateur portable et qui vous permet de voir qui vous appelle, quelle musique vous écoutez ou si vous avez reçu un mail…

Plus fascinant encore, une**fenêtre connectée*** , développée chez Samsung.

Vous voyez en face de chez vous, mais sur la fenêtre apparaissent des informations : l’heure, la météo, des vidéos, Twitter…

Plus besoin de rideau ou de volet, on appuie sur un bouton et hop, il fait noir.

Elle sera commercialisée dans les prochains mois.

Lunettes intelligentes (Vuzix)
Lunettes intelligentes (Vuzix) © Hélène Chevallier

Autre objet intelligent : des lunettes sur les verres desquelles apparaissent des informations.

Enfin, dernier exemple d’objet connecté : un capteur qui permet de géo-localiser son animal de compagnie . Dans les prochains mois, il pourra vous donner des informations sur ce qu’il fait !

*http://www.youtube.com/watch?v=wufkUAnGX5A

  • La chronique politique

Un « vote honteux » pour Sarkozy ? - par Anna Cabana, grand reporter au Point

Rassurez-vous, je n’ai aucune intention de vous embêter avec des chiffres et des sondages. Je veux vous parler du tout nouveau concept forgé par des experts influents de la majorité : il y aurait aujourd’hui, disent-ils, un « vote honteux » pour Nicolas Sarkozy comme il y a eu longtemps un vote honteux pour le Front national. Un vote honteux pour Sarkozy, cela veut dire une intention de vote non déclarée aux enquêteurs. La pression médiatique antisarkozyste serait telle que certains électeurs auraient honte d’avouer leur intention de voter Sarkozy. Et autant les sondeurs sont passés maîtres dans l’art de redresser les chiffres pour le Front national, autant pour Sarkozy, ils ne corrigent rien.

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- Vous êtes en train de nous dire que les intentions de vote pour Sarkozy seraient sous-évaluées par les sondeurs ?

Je vous dis que c’est ce que veulent croire certains politologues sarkozystes. Cela a même été un des sujets évoqués ce lundi, lors de la réunion à huis clos de la « cellule riposte » - vous savez, le petit groupe de ministres et de parlementaires qui se réunit pour affuter ses armes contre François Hollande. Lors de leur dernière séance, donc, Guillaume Peltier - qui a été promu hier soir secrétaire national de l’UMP en charge des études d’opinion – a dit qu’il pensait que Marine Le Pen était légèrement surévaluée par les sondeurs, mais qu’en revanche, on pouvait se demander si Sarkozy n’était pas, lui, « minoré de deux ou trois points » - c’est ce qu’a affirmé Peltier. Minoré parce que les sondeurs ne prennent pas en compte le « vote honteux » - Peltier a employé l’expression. Et Nathalie Kosciusko-Morizet a rebondi en déclarant que c’était à la mode de prétendre voter Marine Le Pen, mais que certains de ceux qui disaient cela, allaient en fait voter Sarkozy.

- Il y a des études qui confirment cette histoire de vote honteux ?

Non, rien, il n’y a aucun élément concret. Comme c’est invérifiable et que cela le restera jusqu’au 22 avril, soir du premier tour, l’UMP a tout le loisir de fantasmer sur les chances qu’aurait Sarkozy de passer devant Hollande.

Cette histoire démontre une chose : pour se rassurer, la majorité est prête à s’inventer les raisons d’espérer les plus farfelues. Et les moins flatteuses pour son champion : parce qu’en être réduit à théoriser l’idée d’un « vote honteux » pour Sarkozy, ce n’est pas glorieux. Mais comme on dit, un moment de honte est vite passé.

Une chronique réalisée en partenariat avec Le Point

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  • L'histoire du jour- par Eric Delvaux

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