A la Une de la presse ce matin

Par Eric Delvaux

Libération : "Raymond Aubrac, sa dernière évasion"

L'Humanité : "Un passeur d'espérance"

Le Figaro : "L'extrême gauche place Hollande sous surveillance"

Le Parisien Aujourd'hui en France : "Les propos du président candidat : 'votre choix sera le bon'"__

La Croix : "Des Françias tentés par le protectionnisme"__

Les Echos : "Nokia en train de plonger en bourse"

Le grand oral des candidats à la présidentielle hier soir et ce soir sur France 2

Ce qui fait débat dans la presse ce matin - par Eric Delvaux

A lire dans Le Parisien : le compte-rendu des propos des cinq premiers candiats à avoir passé l'oral hier soir : Nicolas Dupont-Aignan, Eva Joly, François Hollande et Marine Le Pen.

Une succession d'interviews que Le Figaro appelle : "Les vrais-faux débats de l'avant premier tour"

Un jour sur la toile__

Par Hélène Chevallier

  • Apple touché par un virus
  • La polémique qui enfle sur la divulgation des résultats de l'élection présidentielle sur internet avant 20 heures

La place très particulière de François Bayrou dans la campagne présidentielle

La chronique politiquedeGuillaume Roquette, directeur de la rédaction de Valeurs Actuelles

Il y a un paradoxe Bayrou. Plus il baisse dans les intentions de vote et plus la gauche et la droite, la droite surtout, lui font la danse des sept voiles.

Pas plus tard qu’hier soir, Alain Juppé déclarait que le candidat du Modem pourrait « sûrement » être Premier ministre de Sarkozy. Quand on sait que Juppé rêve du poste pour lui-même, on mesure à quel point cet appel du pied doit être sincère.

Si François Bayrou imposait ses idées dans la campagne, à l’image d’un Jean-Luc Mélenchon par exemple, on pourrait comprendre qu’elles soient prises en compte par Nicolas Sarkozy, mais ce n’est pas exactement le cas puisque les sondages le mettent désormais sous les 10% d’intentions de vote.

La droite a simplement besoin de lui pour le deuxième tour et donc lui fait de l’œil. Tout cela n’est pas très glorieux.

- Mais il est logique que Nicolas Sarkozy veuille élargir sa base électorale pour atteindre les 50% !__

Sans doute, mais au prix d’une confusion qui n’est pas très démocratique, et à laquelle François Bayrou lui-même participe en refusant de dire ce qu’il fera entre les deux tours.

Un article du Monde se demandait hier si Bayrou pouvait être « le faiseur de roi » et expliquait comment il allait faire « monter les enchères ». Mais enfin, on n’est pas à une table de poker !

La stratégie de Bayrou consistant à dire à ses électeurs : « votez pour moi et vous verrez bien ce que je ferai de votre vote » est sacrément ambigüe pour quelqu’un qui affirme vouloir moraliser la vie politique.

Autant par orgueil que par calcul, François Bayrou refuse la réalité du clivage droite/gauche, comme si toute la vie politique allait se recomposer autour de sa personne. Et ce flou fait fuir les électeurs.

C’est dommage. Un agrégé de Lettres sachant conduire un tracteur, et qui en plus croit en Dieu, aurait peut être fait un grand président de la République.

Une chronique réalisée en partenariat avec l'hebdomadaire Valeurs Actuelles

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Parlez-moi d'amour

L'histoire du jour, par Eric Delvaux

Comment les candidats mettent en avant (ou pas) leurs sentiments amoureux.

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