A la Une des quotidiens nationaux ce matin

Par Eric Delvaux

Les Echos : "Une première dans la fonction publique" : le recul de l'emploi. "Pour la première fois les effectifs ont nettement baissé en 2011 dans la fonction publique", c'est "historique"

L'Humanité : Le bipartisme politique en france, "La maladie de la Cinquième République"

Le Figaro : "Le ni/ni décreté par l'UMP au second tour" pour refuser le diktat des socialistes

Libération : Quand le Front National déchire la droite : les fontières de L'UMP avec le parti de Marine Le Pen sont de plus en plus floues, le "Ni ni cra cra"

La Croix : Les calculs du second tour

Le Parisien/Aujourd hui en France : France/Angleterre, un but partout : "Y'a de l'espoir"

L'Equipe : "C'est déjà chaud"

Un jour sur la toile

Par Hélène Chevallier

- La Keynote Apple à la WWDC.__ Pas d'iphone 5 ni de mini ipad pour la keynote d'ouverture de la conférence des développeurs d'Apple mais quand même une surprise: Tim Cook et son équipe ont dévoilé un tout nouveau Mac Book Pro, un ordinateur portable ultra-fin et surpuissant équipé d'un écran Rétina, écran haute définition qui équipe déjà les derniers ipad et iphone. Disponible dès maintenant pour un prix lui aussi surpuissant à partir de 2279 euros. Autre annonce : la mise à jour de son système d'exploitation iOS 6 qui sortira "à l'automne" avec une nouveauté de taille. Fini Google Map, Apple a présenté hier son propre service de cartographie, Intégré au système d'assistance vocale Siri, il pourra notamment servir de guidage automobile.

- Google et les éditeurs français fument le calumet de la paix. Un accord cadre annoncé hier par le Syndicat National de l'Edition a mis fin hier à six ans de bataille juridique sur la numérisation de certaines oeuvres. Cet accord offre un cadre juridique aux éditeurs et auteurs, maintenant libres de traiter ou non avec Google. Le géant Internet qui préfère montrer pâte blanche et la mise en ligne prochain de son magasin en ligne de livre électronique n'y est certainement pas pour rien...

Pour un doublé législatives/présidentielle

La chronique politique de Benjamin Sportouch , du magazine L'Express

Abstention record
Abstention record © Radio France

Le taux d’abstention du premier tour ne doit pas laisser indifférents nos dirigeants

François Hollande et la majorité de gauche qui devrait sortir des urnes dimanche ne pourront pas fermer les yeux sur ce résultat tristement historique. Plus de 40% d’abstention : du jamais vu depuis 1958. Alors que cinq semaines plus tôt, huit Français sur dix s’étaient déplacés pour choisir le chef de l’Etat. Ce différentiel de participation affecte le fonctionnement des institutions en affaiblissant considérablement la légitimité de nos parlementaires.

- Que faire alors pour y remédier ?

L'une des solutions serait d'organiser les deux scrutins en même temps. Les législatives profiteraient de l’engouement populaire pour la présidentielle qui est aujourd’hui l’élection-pivot de notre démocratie. Nous n’aurions plus ces cinq semaines de faux plat que nous venons de connaître : ni affrontements réels, ni débats constructifs.

L'inversion du calendrier en 2002, la présidentielle précédant la législative, avait profondément modifié la donne. Mais nous sommes restés au milieu du gué.

- Le risque reste une présidentialisation de nos institutions

Sortons de l’hypocrisie : la primauté du chef de l'Etat sous notre République est déjà patente. Que ce soit avec un hyper-président ou un président normal.

Jumeler les élections permettrait de donner une cohérence politique indispensable pour conduire des réformes. Et puis franchement ni la droite aujourd'hui, ni la gauche hier n'ont intérêt à se retrouver majoritaire à l'Assemblée après avoir échoué dans la course à l'Elysée. Les deux camps le savent très bien : avec une cohabitation, le pays se retrouverait dans une situation de paralysie très préjudiciable, ou tout au moins des blocages épisodiques. Et la sagesse populaire l'a encore une fois démontré puisqu'elle s'apprête à confirmer le choix du 6 mai. Pourquoi ne le ferait-elle pas a fortiori en votant le même jour pour le Président et les parlementaires.

D'ailleurs, la sémantique a précédé la réforme : on parle déjà de majorité présidentielle.

En contrepartie de ce changement et pour éviter la toute puissance élyséenne, il serait tout à fait possible de supprimer simultanément un héritage monarchique aussi désuet que le droit de grâce : la dissolution. Exit aussi un héritage plus récent puisqu'il date de Nicolas Sarkozy, mais tout aussi baroque: la possibilité pour le Président de s'exprimer devant le Congrès.

Bref, le chantier est d'importance, mais il en vaut la chandelle : conforter les pouvoirs d'un Parlement élu par le plus grand nombre en phase avec un Président dont les prérogatives seraient encadrées.

Ce n'est certainement pas la priorité du moment, mais mieux vaut battre le fer tant qu'il est chaud.

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