• A la Une de vos journaux ce matin -par Eric Delvaux

__

  • Ce qui fait débat dans la presse - par Eric Delvaux

__

  • Un jour sur la toile - par Hélène Chevallier

Le combat de Zhuang Jinghui, une chinoise de 77 ans qui a protesté contre la démolition de sa maison en s'agenouillant nue sur les marches d'un tribunal de Shangaï. Son témoignage sur le site Les Observateurs de France 24.

  • La chronique politique - par Piotr Smolar, journaliste au Monde
Le Monde
Le Monde © Radio France

La chronique politique - par Piotr Smolar, du Monde

Les valises africaines ouvertes

__

U n intermédiaire sulfureux, Robert Bourgi, sort de l’ombre et règle ses comptes avec la Chiraquie.

La Françafrique, vous vous souvenez ? C’est cette diplomatie parallèle dans nos anciennes colonies d’Afrique Noire, lancée sous de Gaulle puis entretenue par ses successeurs. C’est fini tout ça, avait promis Nicolas Sarkozy. Et voici que l’un de ses acteurs, Robert Bourgi, se dénonce lui-même et parle de financement occulte de la droite chiraquienne.

Quand on lit l’entretien avec cet homme sulfureux, publié dans le JDD , on éprouve un mélange de fascination et de nausée. Son récit résonne comme un coup de canon à deux centimètres des oreilles pour tout citoyen croyant encore au bien public. Que dit Robert Bourgi ? Entre 1997 et 2005, il assure avoir acheminé des valises d’argent, des dizaines de millions de francs, récupérés auprès de chefs d’Etat africains comme Denis Sassou Nguesso au Congo-Brazzaville, ou feu Omar Bongo au Gabon. Cet argent, l’intermédiaire prétend l’avoir livré à Jacques Chirac et à Dominique de Villepin.

Si on ajoute ce récit à l’affaire Karachi et les comptes de campagne douteux d’Edouard Balladur en 1995, plus le témoignage récent de la juge Prevost-Desprez dans le livre « Sarko m’a tuer », on peut dire qu’à droite, les mauvaises odeurs s’accentuent en provenance des cuisines.

- Quelles peuvent être les conséquences de cet entretien explosif ?

Les premières réactions ont été sans surprise. Dominique de Villepin crie au complot sarkozyste ; Jacques Chirac, qui est censé ne plus avoir toute sa tête, veut porter plainte.

On peut s’interroger sur les motivations de Bourgi, rallié à Nicolas Sarkozy, sur sa mauvaise foi, ou bien sûr, le timing de son coup d’éclat. Il tombe en pleine sortie d’un livre à charge contre son rival, Alexandre Djouhri, et juste avant le jugement en appel dans l’affaire Clearstream.

Mais ces questions n’atténuent pas la gravité des allégations. La justice est obligée de réagir, même si on risque de se retrouver à parole contre parole. Le parquet de Paris pourrait par exemple ouvrir une enquête préliminaire, plutôt que de désigner un juge d’instruction, indépendant donc incontrôlable.

Cette enquête aurait une sœur : l’instruction sur les « biens mal acquis », ouverte en 2008. Elle vise trois chefs d’Etat africains qui ont pillé leurs pays pour acheter des résidences, des œuvres d’art et des voitures de luxe.

En pleine année des révolutions arabes, la marmite de la Francafrique est en train de bouillir. Si on soulève le couvercle, jusqu’où tomberont les éclaboussures ?

Une chronique réalisée en partenariat avec Le Monde

Le Monde
Le Monde © Radio France
  • L'histoire du jour - par Eric Delvaux

__

  • Le coup de__ c œur d'Audrey - par Audrey Pulvar

Le coup de__ c œur d'Audrey - par Audrey Pulvar

A retenir dans la presse aujourd'hui, le dossier de Politis, en kiosque jusqu'à mercredi, intitulé "Le Business de la peur", où l'on a confirmation qu'au motif de lutter contre le terrorisme, des quartiers entiers, dans les grandes villes américaines, sont placés sous étroite surveillance : caméras, filtres policiers à l'entrée des rues, fichage de chacun des habitants, surveillance de leurs allers-venues, le tout organisé par des sociétés privées pour le compte de l'Etat.La sécurité privée, c'est d'ailleurs l'un des secteurs les plus dynamiques aux Etats-Unis. __

L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.