• A la Une de vos journaux ce matin -par Eric Delvaux

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  • Ce qui fait débat dans la presse- par Eric Delvaux

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  • Un jour sur la toile- par Hélène Chevallier

- L'Ipad à l'école, à qui profite le progrès? Un article sur l'utilité des nouvelles technologies à lire sur Slate.fr.

- Le Battle entre un élève et un prof. Un duel d'improvisation de rap entre un jeune de 17 ans qui exprime sa haine de l'école et un prof d'anglais, accessoirement poète et champion de slam.

- Angie, le rival français de Siri. Depuis jeudi dernier, le très médiatisé assistant vocal d'Apple dispose d'un concurrent français de taille. Développé par l'entreprise lilloise xBrainsoft, Angie, est lui aussi capable de rédiger des SMS, de consulter la météo mais aussi de traduire des phrases dans 18 langues. Mais la différence majeure avec Siri, c'est qu'Angie fait appel à la communauté. Une plate forme participative a été mise en place où tout développeur peut créer son propre agent intelligent ou rajouter des compétences à ce logiciel. Une application à télécharger gratuitement pour le moment uniquement sur les Windows phone mais bientôt sur Android ou Iphone.

  • L'édito politique

Les voix du peuple - par Piotr Smolar , du quotidien Le Monde

Retour sur la première initiative de campagne du Chef de l’Etat, qui suggère l’organisation de plusieurs référendums

Le président Sarkozy n’en a pas voulu pendant cinq ans, mais le candidat Sarkozy l’envisage. Son idée est de soumettre deux sujets au suffrage universel : l’indemnisation chômage et le traitement judiciaire de l’immigration. Deux questions très techniques et hautement inflammables. On s’imagine comment elles seraient perçues : les chômeurs sont-ils des fainéants ? Y-a-t-il trop d’étrangers en France ?

Nicolas Sarkozy propose cette voie référendaire pour surmonter, dit-il, d’éventuels blocages corporatistes. Par contre, il rejette un référendum sur l’école, jugé trop risqué car il pourrait monter une partie de la société contre les enseignants. Bref, il y a de quoi y perdre son latin. Il faudrait ménager les enseignants, mais on peut parfaitement viser les chômeurs et les étrangers, ces privilégiés notoires accrochés à leur gamelle.

Deuxième curiosité : Nicolas Sarkozy a toujours été réservé sur le référendum. C’est lui, souvenez-vous, qui trouvait « irrationnel » et « dangereux » le projet de Papandréou, le premier ministre grec, de consulter son peuple sur le plan d’austérité dramatique qui lui était dicté. Et c’est lui qui, en 2008, a fait passer le traité de Lisbonne sur la Constitution européenne par le Parlement, alors que trois ans plus tôt, le peuple avait dit non. En gros, l’Europe est une affaire trop sérieuse pour être soumise aux Français ; par contre, on peut les distraire avec le droit des étrangers et l’accompagnement des chômeurs.

-Cela dit, les référendums ont existé à intervalles réguliers, sous la Vème République Bien avant, même ! Après la Seconde guerre mondiale et le vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain par les députés, c’est le référendum qui a permis, par deux fois, de poser les bases d’une nouvelle République. Le général de Gaulle en était friand : il y a eu recours à a quatre reprises pour conforter son pouvoir personnel.

L’échec du dernier, en 1969, a marqué ses successeurs. Mais le grand traumatisme récent a été 2005, avec la victoire du non sur la Constitution européenne. Les élites politiques et intellectuelles, quasi unanimes pour le oui, furent alors punies, et elles s’en souviennent encore.

Aujourd’hui, les responsables politiques traversent une crise terrifiante de légitimité. On se demande s’ils pèsent encore face aux banques et aux conglomérats.

Dans ces conditions, un référendum peut être une bonne façon pour un dirigeant d’assumer ses responsabilités et de placer les citoyens face aux leurs. Encore faut-il définir une question d’intérêt général. Par exemple, la réforme fiscale, la vraie, qui permettrait de réviser l’imposition française de la cave au grenier.

Une chronique réalisée en partenariat avec le quotidien Le Monde

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