A la Une de quotidiens nationaux ce matin

Par Eric Delvaux

__

Libération : Valérie Trierweiler et son tweet : "C'est la première gaffe de France"

Le Figaro : Quand la candidature de Royal devient une affaire politique et privée

Le Parisien/Aujourd'hui en France : "Trieweiler-Royal, l'histoire secrète d'une rivalité"

L'Humanité : Les passerelles entre l'UMP et le Front National : "Quand l'UMP nage en eaux brunes"

Les Echos : "Les taux italiens atteignent des niveaux dangereux", au-delà de 6%

La Croix : La crise au Vatican : vol de documents, arrestation du majordome du Pape... Les catholiques français interrogés par La Croix disent leur lassitude et leur incompréhension

Un jour sur la toile

Par Hélène Chevallier

  • L'Ethiopie se lance dans la censure de l'internet. On savait que le pays n'était pas un grand ami d'internet, il condamne notamment à 15 ans de prison tout utilisateur de Skype mais là l'Ethiopie est montée d'un cran. Le régime a mis en place, un système extrêmement intrusif pour contrôler la toile, une information révélée par le journal La Croix mais décelée par les responsables de Tor, un logiciel qui permet notamment de lutter contre la censure sur Internet.

  • La fermeture du site de téléchargement illégal "Planète-Lolo". L'administrateur du site, connu sous le pseudo de P[4]nzer, a été arrêté la semaine dernière. Planète-Lolo était le troisième plus grand forum français de fichiers piratés où plus de 850 000 utilisateurs s’échangeaient des liens de téléchargement de musiques, de films, de série télé ou encore de logiciels. Le jeune homme de 19 ans a été mis en examen par le parquet d'Aix-en-Provence pour contrefaçon en bande organisée et blanchiment du produit de ce délit.

  • Foot Pouf : suivre l'Euro de façon décalée. Un blog sur le football à prendre au 32eme degré.
foot pouf
foot pouf © Foot pouf

Hollande et le "Valériegate"

La chronique politique d'Anna Cabana , grand reporter au magazine Le Point

tempête médiatico-politique après un tweet de valérie trierweiler
tempête médiatico-politique après un tweet de valérie trierweiler © reuters

Retour sur l'affaire du tweet de Valérie Trierweiler, qui a encouragé Olivier Falorni, le candidat dissident qui menace l’élection de Ségolène Royal. François Hollande et le Parti socialiste venaient d’adresser un message de soutien à Ségolène Royal.

Derrière le psychodrame électoralo-conjugal, il y a un petit scandale au sommet de l’Etat. Le « Valériegate. » La compagne du président de la République prend ouvertement parti pour l’adversaire d’un candidat soutenu par le chef de l’Etat, par le chef du parti majoritaire et par le Premier ministre. Si vous ajoutez à cela que, dans le cas d’espèce, les Français sont de facto les témoins – et les otages - de la jalousie incontrôlable de la nouvelle compagne du président pour l’ancienne, vous avez un mauvais vaudeville. En déclarant publiquement la guerre à la mère des quatre enfants de Hollande, Trierweiler nous offre un mélange des genres public-privé qui n’a rien à envier aux pires moments du sarkozysme. C’est la première vraie faute politique de Hollande.

- C'est plutôt une faute politique de Valérie Trierweiler, non ?

Non, de Hollande. C’est lui qui est responsable devant les Français qui l’ont élu, pas elle. Ses dérapages à elle, c’est sa responsabilité à lui. Et là, la faute est lourde. Hollande, on le sait, met un point d’honneur à prendre le contre-pied de Sarkozy sur tous les terrains, hé bien sur le terrain du mélange des genres entre vie personnelle et vie politique, il y a, d’un quinquennat à l’autre, une troublante continuité. Pourtant j’ai retrouvé ce qu’il m’avait dit en février 2011 – je le cite : « Il y a des trucs que Sarkozy a tués, notamment l'affichage permanent du conjoint. Les Français ne supportent plus cette confusion du privé et du public. Carla ne sera pas un atout pour Sarkozy. Elle m'énerve plus que lui. » Fin de citation. On est aujourd’hui en droit de se demander si Valérie Trierweiler est un « atout » pour Hollande. Il ne suffit pas, pour l’être, de préférer se faire appeler «l'atout coeur de France» que « la première dame », comme elle l’a déclaré la semaine dernière sur France Inter.

- Dans cette interview, elle avait aussi évoqué l’idée de se faire appeler « la première journaliste de France »

Elle n’est pas à une contradiction près. Elle a voulu rester journaliste, elle l’a répété à longueur d’interview, au point qu’elle a obtenu de Paris Match son maintien dans la rédaction. Mais on n’a jamais vu un journaliste adresser un tweet de soutien à un candidat aux législatives. Décidément, tout ça n’est pas très « normal »...

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.