• A la Une de la presse ce matin -par Eric Delvaux

  • Ce qui fait débat dans les pages médias - par Eric Delvaux

  • Un jour sur la toile - par Anne Jocteur-Monrozier

Kony 2012 : une vidéo virale humanitaire http://youtu.be/Y4MnpzG5Sqc qui cartonne autant qu'elle étonne. C'est un film de 30 minutes proposé par l'ONG "Invisible Children" http://www.invisiblechildren.com/En une semaine, la vidéo a été vue plus de 75 millions de fois sur YouTube. Son but, mobiliser l'opinion internationale pour traquer et arrêter avant la fin de l'année Joseph Kony, un criminel africain recherché par la Cour pénale internationale. Une vidéo qui suscite la polémique, tant par son propos jugé simpliste que par son réel impact. Pour ses détracteurs http://visiblechildren.tumblr.com/ une telle publicité pouvait être "contre-productive". Le prix du Net-Citoyen a été décerné hier soir par Reporters Sans Frontières http://fr.rsf.org/ aux centres des médias des comités locaux de coordination en Syrie, ces reporters-citoyens qui tentent de rassembler et de diffuser en temps réels des informations sur la révolte syrienne. Opération Cyber Tag http://www.cyber-tag.netPour prolonger la journée mondiale contre la cybercensure, RSF a lancé un site éphémère qui propose aux internautes de taguer virtuellement les ambassades des pays ennemis d’Internet.

L'autre meeting de Villepinte

Retour sur le meeting du candidat Sarkozy à Villepinte ce dimanche

Comme pour un grand concert, dans un meeting politique, il y a une première partie. Elle est souvent très instructive. Dimanche, avant le discours de Nicolas Sarkozy, trois hommes se sont disputés la vedette et ont fait jouer l’applaudimètre : Alain Juppé, Jean-François Copé et François Fillon. Ils se sont certes retrouvés sur la scène pour donner l’image d’un parti uni. Mais derrière l’apparence, il y a trois ambitions qui se disputent déjà l’après-Sarkozy. Que le président sortant perde ou gagne puisque ce sera son dernier mandat. Chacun fourbit ses armes. Jean-François Copé n’entend pas céder un pouce de terrain. Il l’a dit et répété: il veut garder les clés de l’UMP, sa base de lancement pour 2017. Depuis novembre 2010 et son arrivée à la tête du parti, il tisse sa toile. Parallèlement à l’UMP, il a installé une centaine d’antennes de son club politique génération France.

A Villepinte et dans cette présidentielle, il a choisi de jouer à fond la loyauté vis-à-vis de Nicolas Sarkozy. Son entourage ne cesse d’ailleurs de dire que le vrai QG de campagne se situe au siège du parti. Car Copé sait qu’une victoire serait un atout non négligeable pour garder son poste.

- Mais François Fillon n’entend pas disparaître de la scène politique après le 6 mai

Si Nicolas Sarkozy perd la présidentielle, « il y aura une bataille pour le parti et je ne m’interdis pas de la mener ». Qui parle ainsi ? François Fillon dans le dernier livre de Christophe Barbier. A la manière d’un Fillon : à demi mots. Mais l’objectif est clair. François Fillon ne vise pas Paris en 2014 comme on le lui prête mais le parti parce qu’il sait que c’est la voie royale pour poursuivre une aventure nationale. Et comme en politique mieux vaut avoir quelques amis, François Fillon tente de faire alliance avec Alain Juppé. « Notre relation est bonne », dit-il lui-même avec gourmandise. En coulisse donc les tractations sont lancées. Mais Alain Juppé pourrait aussi jouer sa propre carte : celle du 3e homme, du Sage qui s’interposerait dans la guéguerre entre Jean-François Copé et François Fillon. L’ancien Premier ministre de Jacques Chirac a surpris en annonçant la semaine dernière un congrès de l’UMP à l’automne prochain et en se présentant comme le garant de l’unité de ce parti qu’il a contribué à créer il y a dix ans. Et pour le coup, on a vraiment l’impression qu’Alain Juppé a déjà acté une défaite de Nicolas Sarkozy. Car pourquoi donc l’unité du parti serait-elle menacée si son général en chef est réélu ? En fait 2017 est aussi dans un coin de la tête de Juppé. Certes il aura alors 72 ans. Mais après tout en 2002 Jacques Chirac son mentor en avait seulement deux de moins.

Une chronique en partenariat avec l'hebdomadaire L'Express

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