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  • L'édito politique - par Guillaume Roquette, directeur de la rédaction de Valeurs Actuelles

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Que faut-il retenir du débat entre les deux derniers candidats à la primaire hier soir sur France 2 ?- par Guillaume Roquette , directeur de la rédaction de Valeurs Actuelles

Dans la primaire socialiste, c'est comme au cinéma : plus il y a d'acteurs sur l'écran, plus c'est vivant. Le débat d'hier soir était sérieux, mais un peu ennuyeux.

Les trois débats du premier tour avaient été attractifs : ils présentaient une variété de points de vue et de solutions. Cette dynamique a été stoppée net hier soir, car on avait alors affaire à deux authentiques socio-démocrates, suivant le modèle de la majorité sénatoriale.

Il faut toutefois souligner cette bonne nouvelle : ils ont, l'un comme l'autre, résisté aux sirènes de la démondialisation et du protectionnisme, concepts très tendance depuis trois jours. Ils préfèrent parler de « juste échange », de « concertation », de « réciprocité ». Cela ne mange pas de pain et cela fait quand même beaucoup moins peur à leurs amis allemands du SPD. Je n'aimerais pas être à la place d'Arnaud Montebourg quand il devra choisir le plus démondialisateur des deux…

Pour résumer, leur programme, c'est un peu « la rupture avec la rupture ». Dans la campagne de 2007, Nicolas Sarkozy voulait « imaginer la France d'après ».

Hier soir, c'était plutôt « revenons à la France d'avant » : on revient à la retraite à 60 ans, on ré-augmente les impôts, on réembauche des fonctionnaires, on ré-ouvre la porte à la Turquie, etc. Comme si la crise n'avait pas changé la France en profondeur. C'est peut-être la bonne tactique pour gagner une primaire socialiste, mais ce sera un peu court pour une campagne présidentielle.

- Et selon vous, qui l’a emporté hier soir ?

Sur le fond, je n’ai pas noté de vraies différences et sur ce point, Arnaud Montebourg avait raison. Sur la forme, Hollande était plus crispé, plus fébrile, comme si sa position de favori, renforcée par le ralliement de Ségolène Royal, le rendait plus vulnérable.

Sur le style, Martine Aubry a appelé les femmes à voter pour elle, mais elle s'est montrée la plus rigide, la plus offensive, en un mot la plus virile.

Hollande a semblé plus rond, plus rassurant dans sa promesse de normalité. Question : les électeurs de gauche sont-ils à la recherche d'un profil consensuel ou d'une figure d'autorité ? Cette question relève davantage de la psychanalyse que du journalisme politique.

Une chronique en partenariat avec Valeurs Actuelles

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