A la Une des quotidiens nationaux ce matin

Par Eric Delvaux

Le Figaro : « Le moment de vérité pour le président élu »

Le Parisien/Aujourd'hui en France : « Pour Hollande, le plus dur commence »

Les Echos : « L'heure des premiers défis »

Libération : Jean-Luc Mélenchon, sa candidature à Hénin-Beaumont : « face au FN, je dois monter sur la barricade »

L’Humanité : Jean-Luc Mélenchon « la réponse sociale face à l'extrême droite »

La Croix : Les Grecs déboussolés et un président grec qui s'efforce de constituer un nouveau pouvoir

Comment les journaux télévisés de 20h ont-ils traité le lendemain de l'élection de François Hollande ?

Dans les pages médias - par Eric Delvaux

Daniel Schneidermann estime que les commentaires depuis une semaine sont trop élogieux, surtout sur France 2. Sa chronique dansLibération pointe les travers des médias. Il n'en peut plus d'entendre les journalistes parler du "charismatique Hollande" et regrette l'absence de certains épisodes de la vie du nouveau Président de la République.

Un jour sur la toile

Par Hélène Chevallier

Les défis qui attendent François Hollande, privé de tout état de grâce

La chronique politique de Piotr Smolar, journaliste au quotidien Le Monde

C’est vertigineux, mais indiscutable : une bonne partie du quinquennat de François Hollande va se jouer dans les trois mois qui viennent. Le nouveau président n’entrera à l’Elysée que demain, son gouvernement n’est pas constitué, mais il doit déjà tourner à plein régime. Hollande se retrouve face à deux défis liés : le désendettement de la France et le sauvetage de l’UE, qui passe par Athènes. Le désendettement de la France, vous vous souvenez ? C’est ce petit problème à 1700 milliards d’euros dont vous avez peu entendu parler pendant la campagne. Si cette dette n’est pas réduite, la France le paiera : elle sera attaquée sur les marchés et ses coûts d’emprunt bondiront. Il ne s’agit pas de couper dans les dépenses de façon aveugle, mais de déterminer les priorités absolues et de réduire la voilure ailleurs. Le mouvement actuel des policiers est un premier avertissement : ça sera difficile, il faudra beaucoup de doigté et de pédagogie. Et on sait qu’augmenter les impôts ne suffira pas.

-Le premier dossier auquel doit s’atteler François Hollande, c’est l’Europe__

Drapeau Europe
Drapeau Europe © JLogan

La gauche a beaucoup reproché à Nicolas Sarkozy de s’être couché devant Angela Merkel. Mais on voit bien que tous les chemins mènent à Berlin. François Hollande devra dialoguer avec l’Allemagne de façon ferme, mais sans rupture.

La donne actuelle plaide en sa faveur. Certains peuples européens grondent, épuisés par l’austérité, en colère contre leurs dirigeants. Le bon score des néo-nazis aux législatives grecques est un avertissement. Quels que soient leurs insuffisances, les Grecs ne doivent pas être abandonnés. Et plus généralement, quels que soient les déficits, une approche purement comptable dans l’UE fera monter les pires extrêmes. Or la victoire de François Hollande accélère un changement de ligne politique en Europe : elle impose le débat sur une stimulation de la croissance, même s’il faut s’entendre sur son contenu. La claque électorale reçue hier dans le plus grand länder d’Allemagne par la CDU, le parti d’Angela Merkel, est un événement majeur. Ne parlons plus de l’Allemagne comme d’un bloc monolithe, cramponné au dogme de l’austérité. C’est vrai, Angela Merkel refuse d’ajouter la dette à la dette. C’est vrai, une majorité d’Allemands rejettent l’idée de payer pour les errements des pays latins. Mais l’Allemagne est aussi un pays où la précarité s’est développée de façon terrible à l’ombre de la croissance. S’il était touché par une récession continentale, il en paierait un prix considérable. A un mois des législatives françaises, à 17 mois des élections allemandes, le défi du couple Hollande-Merkel est donc énorme : que personne ne perde la face, tout en remettant l’Europe sur pieds.

Le baron Empain face à ses ravisseurs

L'histoire du jour - par Eric Delvaux

Ce soir sur France 3, Mireille Dumas a réuni pour la première fois sur un plateau l'industriel belge enlevé en 1978 et le cerveau de l'operation Alain Caillol. Les ravisseurs avaient envisagé de tuer le baron Empain. 34 ans plus tard, la rencontre est touchante de sincérité.

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