• A la Une de la presse - par Eric Delvaux

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  • Ce qui fait débat dans les journaux - par Eric Delvaux

  • Un jour sur la toile -par Anne Jocteur-Monrozier

ça s'appelle "Instantanés d'Algérie", c'est sur franceinter.fr et c'est tout simplement un petit bijou.

Ca se présente comme un pèle-mèle de photos, étalées sur une table. Des clichés qui ont été pris entre 1956 et 1962 par six jeunes militaires, six appelés. On les appelait les "gusses", les "Max". Ils étaient paysans, ouvriers, instituteurs venus de métropole et envoyés en Algérie pour maintenir l'ordre pendant ce qu'on appelait encore pudiquement les "événements".

A partir de leurs photos personnelles, ils racontent leur histoire et donc l'histoire avec un grand H. Et leurs témoignages sont souvent bouleversants comme celui de Stanislas, qui se souvient.

Pour chaque photo un témoignage, un épisode de la guerre d'Algérie. Et pour chaque photo, un décryptage, une mise en perspective, avec des interviews de l'histoire Tramor Quémeneur et des vidéos et des documents d'archives.

C'est vraiment très bien fait, très documenté, passionnant et c'est sur franceinter.fr

  • Instantanés d'Algérie : les "gusses" racontent

http://www.franceinter.fr/dossier-algerie-1954-1962-la-derniere-guerre-d-appeles - Video Games Time Machine, l'encyclopédie virtuelle du jeu vidéohttp://www.dailymotion.com/sas/video-games-time-machine

  • La chronique politique - par Romain Gubert, Journaliste à l'hebdomadaire Le Point

La posture européenne de Nicolas Sarkozy : rupture avec la politique suivie depuis 2007 ?

Eh oui, « c’est la faute à Bruxelles ! ». Depuis trois jours, Nicolas Sarkozy a choisi de s’en prendre aux technocrates de Bruxelles. Ils offrent l’Europe sur un plateau d’argent aux Chinois. Ils ouvrent en grand les frontières de l’Europe. C’est un nouvel axe de sa campagne. Il y a encore quelques jours, ses détracteurs dénonçaient son pas de deux avec Angela Merkel, ses concessions à l’intérêt général européen pour sauver la zone euro, son rêve que la France ressemble à l’Allemagne. C’est fini. Désormais, « c’est la faute à Bruxelles ! ». Nicolas Sarkozy connaît ses classiques sur le bout des doigts. Avant lui, Jacques Chirac dénonçait « le masque et le jargon des technocrates ». Quant à Jean-Pierre Raffarin, à Matignon, il s’emportait en 2003 contre les comptables de Bruxelles dans leurs petits bureaux. Ils osaient lui reprocher son déficit public alors que lui s’occupait de l’emploi, disait-il.

- Mais si tout le monde s’en prend à l’Europe, c’est peut-être qu’elle doit être réformée

Sans doute. Mais c’est un autre débat. Ce qui est frappant, c’est qu’en France la diplomatie du coup de menton, cela fonctionne toujours. A gauche comme à droite, c’est la règle : en période électorale française, l’Europe passe toujours, quoi qu’il arrive, un sale quart d’heure. En 2007, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal avaient, l’un et l’autre, choisi de s’attaquer à la Banque centrale européenne et à l’euro. Et tant pis si la crise venue, la BCE est devenu le pompier de la zone. L’Europe fonctionne en réalité comme un bouc émissaire commode. Regardez, il n’y a qu’un candidat, François Bayrou qui assume ses positions fédéralistes. Les autres portent leurs convictions européennes en douce. Les autres ont fait de cette Europe le symbole de tous nos maux. Le problème c’est que, par définition, la France n’est pas toute seule en Europe. Et, à chaque élection, nos partenaires ouvrent des yeux grands comme des soucoupes en entendant ici, chez François Hollande, qu’ils devront revoir le traité sur la stabilité financière qui a mis tant de temps à voir le jour, le tout sous la mitraille des marchés financiers. Et là, chez Nicolas Sarkozy, que la France posait deux ultimatums à ses voisins – sur le mode du « retenez-moi, où je fais un malheur ! ». Ironie de l’histoire, les deux sujets, Schengen et les marchés publics sont justement… en cours de négociation. En fait, c’est un peu comme si les politiques avaient un discours à destination des Français. Et un autre à Bruxelles pour leurs partenaires… Qu’importe les dégâts… Puisqu’après tout montrer du doigt les technocrates de Bruxelles, avec les Français, ça marche toujours.

Une chronique en partenariat avec l'hebdomadaire Le Point

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