• A la Une de vos journaux ce matin -par Eric Delvaux

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  • Ce qui fait débat dans la presse - par Eric Delvaux

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  • Un jour sur la toile - par Hélène Chevallier

  • Quand les grands du web se mobilisent contre SOPA(ex-PIPA). Cette proposition de loi dont le but est notamment de s'attaquer aux sites qualifiés de "voyous" basés en dehors des Etats-Unis est en ce moment étudié au Congrès américain. Il prévoit d'obliger les FAI, hébergeurs ou moteurs de recherche à bloquer les noms de domaine ou les liens vers des sites considérés par la justice comme illicites. Un danger pour la liberté d'expression écrivent les fondateurs de Google, Ebay, Twitter, Yahoo, ou encore wikipedia... dans une lettre ouverte envoyée aux élus américains et publiée par plusieurs journaux dont le New York Times.

  • Rencontre avec les fondateurs du Kiosque.fr. L'application française pour Ipad la plus rentable en 2011 sur l'AppStore France. Il s'agit d'un kiosque en 3 dimensions qui proposent l'accés à un peu plus de 500 magazines dans leur version numérique. L'application mise en ligne en janvier dernier a été téléchargée 250 000 fois.

  • L'édito politique __

La personnalité de l’année désignée hier par le magazine américain Time : « le manifestant » (« the protester ») - par Guillaume Roquette , directeur de la rédaction de Valeurs Actuelles

Les Américains raffolent des palmarès et Time Magazine désigne depuis 1927 sa personnalité de l’année. Pour 2011, c’est donc la figure du manifestant ou du contestataire qui a été choisie par la rédaction. Pour illustrer son choix, Time Magazine met naturellement en avant les manifestants du printemps arabe qui ont risqué leur vie et parfois l’ont perdue, en harcelant pacifiquement des semaines durant des régimes dictatoriaux qu’ils ont réussi à faire tomber en Tunisie ou en Egypte.

Mais le Time ne limite pas son hommage à ces anonymes qui sont déjà entrés dans l’histoire. Il l’étend aux indignés de Wall Street ou d’Athènes, qu’il considère, au même titre que les manifestants de la place Tahrir ou ceux de Deraa en Syrie, comme « des acteurs de l’histoire ». Cette comparaison est évidemment très flatteuse pour les jeunes gens qui campent dans les rues de New York ou des capitales européennes, mais elle quand même un peu abusive. D’un côté, les acteurs des révolutions arabes sont d’authentiques héros, au même titre que les résistants de la Deuxième guerre mondiale ; de l’autre, les activistes qui campent dans nos grandes villes occidentales ne représentent qu’eux mêmes et contestent, parfois avec violence, des régimes dont on se permet de rappeler qu’ils sont démocratiquement élus.

- On ne peut pas dire que ces « indignés » ne représentent qu’eux-mêmes. Il suffit de regarder l’incroyable succès du livre de Stéphane Hessel, vendu à plus de 4 millions d’exemplaires dans le monde !

Oui, mais encore une fois on mélange tout, on simplifie tout. Hessel a été un grand résistant. Il a parfaitement le droit de contester la politique de Sarkozy, mais on ne peut quand même pas mettre sur le même plan l’occupation allemande et la réforme des retraites. Dans une démocratie, l’indignation est stérile, voire dangereuse, si elle refuse de jouer le jeu de la vie politique.

Elle est aussi peu efficace. Les indignés de la Plaza Mayor n’ont pas empêché une majorité conservatrice d’arriver au pouvoir en Espagne.

Une chronique en partenariat avec Valeurs Actuelles

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Valeurs actuelles © Radio France
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  • L'histoire du jour - par Eric Delvaux

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