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  • La chronique politique

Quand Hollande accouchera-t-il de lui-même ? - par Anna Cabana, grand reporter au Point

François Hollande traverse un trou d’air ? Trou d’air, trou d’air, il ne faut quand même pas exagérer ! Les sondeurs (IFOP pour Paris-Match et Europe 1) le donnent toujours à plus de 60% d’intentions de vote au second tour face à Nicolas Sarkozy. Il est donc toujours l’archi-favori de l’élection présidentielle. Mais ce qui est vrai, c’est que depuis sa victoire à la primaire, il y a un mois jour pour jour, François Hollande a du mal à trouver le bon ton. Le candidat à la primaire ne s’est pas encore « métamorphosé » en candidat à la présidentielle.

La « métamorphose », c’est le processus chimique, politique et psychologique par la grâce duquel vous passez d’un état à un autre. Le défi d’Hollande, aujourd’hui, c’est de se « métamorphoser » en présidentiable crédible.

- Il faut dire que les attaques de Jean-Luc Mélenchon, qui le traite de « capitaine de pédalo », ne l’aident pas

Sans parler de Daniel Cohn-Bendit qui l’accuse de se « ségoléniser ». Dans la série des perfidies, j’en ai une autre, inédite, signée d’un éminent conseiller de Nicolas Sarkozy : « Hollande imite Thierry Le Luron qui imite Mitterrand ». Au fond, toutes ces petites phrases stigmatisent la même chose : son supposé manque de tempérament. Et l’obsession de Hollande, désormais, c’est de prouver qu’il n’est ni mou ni drôle, mais ferme et sérieux. Au risque d’être raide, comme ces jours-ci avec les écologistes, ou guindé, comme avec les journalistes, depuis peu. J’ai été frappée, lors de sa dernière conférence de presse, mercredi dernier, de voir comment lui, l’ami des journalistes –il les connaît bien et les aime bien- s’efforçait artificiellement de mettre de la distance. Il a fait ce qu’il ne fait jamais : au lieu de balayer d’une pirouette les questions qui l’enquiquinaient, il les a carrément déclarées hors-sujet. Quand il est descendu de la tribune, au lieu d’aller saluer les journalistes -ce que même Sarkozy fait-, il s’est échappé par une porte latérale. Une attitude un peu raide pour quelqu’un qui prétend incarner « l’homme tranquille ». Malek Boutih appelle ça un « processus d’accouchement d’une personnalité ». Vite, vite, il n’a pas neuf mois devant lui !

Une chronique réalisée en partenariat avec Le Point

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