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Le Téléthon de l'UMP - par Anna Cabana, Grand reporter au Point

La convention UMP s’est tenue hier pour torpiller le projet socialiste.

Je voudrais que nous ayons tous, ce matin, une pensée compatissante pour les dirigeants de la majorité. Hier soir, ils ont été contraints de se livrer à un exercice impossible. Depuis la rentrée, ils vont de Charybde en Scylla : le basculement à gauche du Sénat, les affaires de mallettes de billets, la monopolisation du débat par le PS et enfin, les 56% qui sont venus couronner François Hollande. C’est peu de dire que les ténors de l’UMP sont K.O debout. Or Nicolas Sarkozy leur a ordonné de porter beau et d’occuper le terrain médiatique. Alors ils font ce qu’ils peuvent. Hier, ce qu’ils ont fait de mieux, c’est de projeter un petit film avec le florilège des horreurs que Laurent Fabius, Arnaud Montebourg, Manuel Valls, Ségolène Royal et Martine Aubry ont proférées au sujet de François Hollande dans les derniers mois. Ce sont donc les socialistes qui ont fait tout le boulot.

- Vous n’êtes pas un peu sévère ?

Jean-François Copé, le patron de l’UMP, ne sait plus quoi inventer pour que les caméras se détournent enfin du PS. Hier, il a voulu « mettre le paquet », comme il dit, en recyclant la bonne vieille recette du Téléthon – ça c’est moi qui le dit. Au-dessus de la scène où se sont succédés une quinzaine de ministres, il y avait un grand compteur. Ce ne sont pas les dons qui ont été comptabilisés, mais les milliards, les 255 milliards que coûterait le projet socialiste, si l’on en croit l’UMP.

Et dans un bruitage -assez risible- de caisse enregistreuse, les zéros s’ajoutaient aux zéros, tandis que les maîtres de cérémonie, qui croyaient faire les malins, ressemblaient à des acteurs d’une mauvaise comédie de boulevard. Le tout sous le regard vigilant des hommes du président, Franck Louvrier et Olivier Biancarelli, postés près de l’estrade. Ces deux conseillers élyséens ont quitté le spectacle avant la fin - ils avaient une réunion avec le chef de l’Etat. Ils auront pu attester que les consignes sarkoziennes ont été appliquées à la lettre. Et aux chiffres, s’il vous plaît. Pour le meilleur ou pour le pire…

Une chronique réalisée en partenariat avec Le Point

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