• A la Une de vos journaux ce matin -par Eric Delvaux

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  • Ce qui fait débat dans la presse- par Eric Delvaux

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  • Un jour sur la toile- par Hélène Chevallier

  • Les Emmy Awards : Modern Family et Mad Men élues meilleures séries et la polèmique Alec Baldwin, dont le sketch a été censuré pour une blague sur l'affaire des écoutes en Grande-Bretagne qui implique NewsCorp.

  • Et si les jeux vidéo pouvaient changer le monde? C'est la théorie de Jane McGonigal, rencontrée la semaine dernière lors de son passage à Paris. Créatrice de Jeux depuis 10 ans et chercheuse, cette américaine s'est notamment fait remarquer à une TED conférence, l'année dernière.

  • L'édito politique- par Piotr Smolar, du quotidien Le Monde

Une chronique en partenariat avec Le Monde

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La gauche conservatrice - par Piotr Smolar , journaliste au quotidien Le Monde

Retour sur le premier débat télévisé avant les primaires socialistes qui a eu lieu la semaine dernière entre les six candidats PS.

On connaissait la toxicomanie à l’égard des sondages. Voici un nouveau symptôme pathologique : l’audience télévisée. Que n’a-t-on entendu avant le débat de jeudi ! « Ils vont se déchirer, on n’y comprend rien à ces primaires, etc. ». Et voici qu’une audience exceptionnelle, 5 millions de téléspectateurs, nous précipite dans l’excès inverse. Tout le monde vante le sérieux des six prétendants, qui n’ont sorti, imaginez un peu, ni couteau ni nez de clown. D’abord, rappelons-le, l’incertitude demeure totale sur la participation aux primaires.

Ensuite, sur le fond, une chose m’a frappé. Les principaux prétendants représentent tous une gauche conservatrice. Conservatrice, car ils ont joué sur les fondamentaux de la gauche – taxer les plus riches, attaquer les marchés et la droite immorale. Mais jamais une proposition impopulaire, à rebrousse-poil, de leur électorat ou des élus du PS.

-Quel genre de proposition auriez-vous attendu ? Je peux vous en citer trois. D’abord, la réforme de la vie publique. Avec la multiplication des affaires à droite et la crise financière, il y a un virus qui se propage, le TPTI – « tous pourri, tous impuissants » - et qui profite à Marine Le Pen. Et pourtant, les socialistes n’ont pas occupé ce terrain. Ils n’ont pas parlé d’interdiction stricte du cumul des mandats, de réforme du Sénat ou encore d’une vraie loi sur les conflits d’intérêt. Deuxième exemple, le statut des enseignants. Il date de 1950 ! Selon lui, chaque professeur doit assurer 15 heures de cours hebdomadaires s'il est agrégé et 18 heures s'il ne l'est pas. Tout le monde sait qu’il faut revoir ce cadre. Et pourtant, les socialistes font l’autruche, car c’est leur cœur de cible. Les enseignants ont voté massivement pour François Bayrou en 2007. Il s’agit de les rattraper par la manche. Enfin, dernier exemple dramatique : l’Europe. Les prétendants socialistes en restent à des généralités. Il faut travailler avec les Allemands, il faut de la solidarité, il faut mieux protéger nos emplois, etc. Mais concrètement : décide-t-on un arrêt de tout élargissement pour dix ou quinze ans ? Accepte-t-on de réviser la politique agricole commune, la vache à lait de nos campagnes, qui représente 40% du budget de l’UE ? Renonce-t-on à la souveraineté budgétaire nationale ? Ca en fait des sujets à aborder lors des deux prochains débats ! Allez, on va dire que le premier était un tour de chauffe.

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