A la Une des quotidiens nationaux ce matin

Par Eric Delvaux

Les Echos : Le MEDEF se dit « dans l'angoisse et l'inquiétude » : propos de Laurence Parisot, inquiète de la conjoncture. Le moral des patrons se dégrade encore et au passage le MEDEF fustige le projet du gouvernement de taxer les dividendes.

Le Figaro : Le cri d'alarme des entreprises contre la politique de François Hollande.

Le Parisien/ Aujourd’hui en France : La question du jour : « paie-t on trop d’impôts en France ? »

L’Humanité : Le sommet de Rio, le sommet de la terre qui débute aujourd’hui : « est ce un sommet vain ? »

La Croix : « La planète en souffrance »

Libération : « la droite aux abois » : quand les ténors de l'UMP s'écharpent sur la question des valeurs.

Un jour sur la toile

Par Hélène Chevallier

- Des salariés français s'attaquent à Apple. 75 salariés d'Ebizcuss, le plus gros distributeur d'Apple en France ont déposé plainte contre la firme de Cupertino au conseil des prud'hommes de Paris. Leur entreprise est en liquidation judiciaire et a aussi porté plainte en avril dernier contre le géant américain notamment pour abus de position dominante et concurrence déloyale. Depuis que la marque à la pomme a installé ses Apple Store en France, 11 en deux ans et demi, Ebizcuss estime qu'Apple a sciemment orchestré des retards de livraison pour favoriser ses propres magasins.

- Flame, le virus américano-israélien. Selon le Whashington Post, qui se base sur "des responsables occidentaux proches du dossier", Flame, considéré comme le virus le plus sophistiqué et complexe au monde, serait une cyber-arme conçu par les Etats-Unis et Israél.

- Blade Runner en aquarelles. Un artiste suèdois a refait les 13 premières minutes du film de Riddley Scott en aquarelle composé de 3585 peintures :

- La séance à la demande. Le tout nouveau site I Like Cinéma propose aux internautes de choisir un film pour qu'il soit diffuser dans une salle de cinéma. Un système qui fait plaisir au spectateur et qui permet aux salles de cinéma de rentabiliser leurs fauteuils, selon i like cinema en moyenne occupés à 16%. Pour le moment, le catalogue est plutôt constitué de films récents comme Polisse, Incendies, Two Lovers, mais les fondateurs sont en pleine négociations avec les distibuteurs. Le but est de proposer des films cultes pour des soirées Indiana Jones, Dirty Dancing, Blade Runner entre amis et pour une fois sur grand écran.

Nicolas Sarkozy refait parler de lui

La chronique politique d'Anna Cabana, Grand reporter à l'hebdomadaire Le Point

Une affaire mal emmanchée de vrai-faux soutien à Xavier Bertrand dans l’élection qui a lieu ce matin pour désigner le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale. Hier après-midi, Xavier Bertrand a fait savoir que Nicolas Sarkozy l’avait appelé dimanche soir pour le féliciter, après sa réélection, et que l’ex-chef de l’Etat en aurait profité pour l’encourager à être candidat au job de patron des députés UMP contre le copéiste Christian Jacob et le gaulliste Hervé Gaymard. Selon les proches de Bertrand, Sarkozy aurait dit à son ancien ministre hésitant à se lancer dans la bataille: « Vas-y Xavier, je te soutiens ». « Je peux le dire ? », aurait demandé Bertrand. « Oui », aurait alors répondu Sarkozy. Je parle au conditionnel parce que c’est la version cousue de fil blanc que les amis de Bertrand ont vendue aux journalistes.

- Vous voulez dire que cette version est contestée ?

Par Nicolas Sarkozy lui-même. Il était furieux, quand il a appris que Xavier Bertrand se réclamait publiquement de lui. Il y a de quoi : cette prétendue intervention faisait diablement mauvais genre, pour un président défait qui a fait vœu de silence – politique - et qui a décidé de se mettre en réserve de la République pour mieux se faire désirer. Cela revenait à être pris en flagrant délit de contradiction et à brouiller l’image de « sage » qu’il essaie de se construire depuis le soir de sa défaite. « Bertrand a affabulé, jure-t-on dans l’entourage de l’ancien chef de l’Etat. Jamais Nicolas Sarkozy ne s’abaisserait à se mêler d’une vulgaire élection de président de groupe parlementaire, et encore moins en soutenant un candidat qui va perdre comme Bertrand.» Ce n’est pas pour rien que l’ami Brice Hortefeux, pompier en chef de Sarkozy, a été dépêché en urgence pour démentir officiellement l’ingérence de l’ancien président.

- Je vous vois sourire Anna .. pourquoi ce sourire ?

Ce qui m’amuse, dans cette histoire, ce n’est pas tant l’intox de Bertrand, mais le fait que lui qui se présente comme filloniste puisse penser que l’onction de Sarkozy pourrait lui être d’un quelconque secours dans une élection interne au groupe UMP de l’Assemblée. Comme si le président défait était populaire parmi les députés UMP... Vous savez ce que m’a dit, hier soir, un ancien ministre de Sarkozy redevenu parlementaire ? « Sarkozy, on ne l’aimait déjà pas quand il faisait gagner la droite mais maintenant qu’il l’a fait perdre, on voudrait juste l’oublier… Arrêtez de nous parler de lui, s’il vous plaît.» Bon, bon, j’arrête…

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