A la Une des quotidiens nationaux ce matin

Par Eric Delvaux

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Les Echos : Le plan drastique d’Air France pour sortir des turbulences : 10% des effectifs devraient disparaître, ça représente 5000 postes, mais il n’y aura pas, à ce stade de départs contraints.

Le Figaro : Le plan secret du gouvernement pour baisser les dépenses de l’Etat. Le nombre de fonctionnaires devrait baisser de 2 et demi % par an.

Libération : Ce qui va changer à la prochaine rentrée scolaire.

L’Humanité : Le futur remaniement ministériel « ce sera sans les communistes ». Le PCF préfère appeler à la mobilisation dans une lettre aux français pour peser dans le débat.

La Croix : Comment mieux accueillir en France les exilés politiques victimes de tortures. Un livre blanc du centre Primo Levi dénonce un accueil inadapté.

Le Parisien/Aujourd’hui en France : Les nouveaux mots qui arrivent dans le dictionnaire.

Un jour sur la toile

Par Hélène Chevallier

Un nouveau groupe centriste a : l’UDI ou l’union des démocrates indépendants __

La chronique politique de Stéphane Leneuf, de la rédaction de France Inter

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Un nouveau groupe centriste a vu le jour mardi à l’Assemblée Nationale. Il s’appelle l’UDI ou l’union des démocrates indépendants. Un nouveau groupe qui se construit avec en ligne de mire la création d’un nouveau parti. Le grand gagnant c’est Jean Louis Borloo.

Il se revendique désormais comme le nouveau patron du centre en France puisqu’il préside cette Union des Démocrates indépendants, l’UDI, qui rappelle par son sigle, ce qui est fait exprès, la défunte UDF.

La problématique des centristes on la connaît. Depuis 5 ans, après le refus de François Bayrou d’appeler à voter Nicolas Sarkozy lors de la présidentielle, le centre était éparpillé façon puzzle. Entre le modem, le Nouveau Centre, les radicaux valoisiens, les humanistes de l’UMP, la gauche moderne, l’alliance centriste plus personne n’y comprenait rien.

Un éparpillement doublé d’une guerre de coqs dans le poulailler. On se souvient que Jean Louis Borloo et Hervé Morin, prétendants tous les deux au leadership, s’étaient opposés avant la présidentielle au sein de l’ARES, éphémère Alliance Républicaine Ecologiste et Sociale.

Une guerre des coqs également au sein même du Nouveau Centre entre cinq dissidents dont les anciens ministres François Sauvadet et Maurice Leroy accompagnés d’André Santini et Jean-Christophe Lagarde, opposés à la candidature d’Hervé Morin à la présidentielle. Sans oublier bien sûr que tout ce petit monde était vent debout contre un François Bayrou accusé d’être le fossoyeur du centre avec son hypothétique théorie d’une majorité centrale qui pourrait sauver la France. François Bayrou revendiquant lui-même d’être le seul dépositaire de l’héritage centriste, une tactique qui l’a amené au résultat que l’on connaît.

- Le résultat des législatives a changé la donne chez les centristes.

Il y avait un vide à combler. Un vide laissé par l’échec cuisant de François Bayrou et du Modem, un vide laissé également par le semi échec du Nouveau Centre d’Hervé Morin qui avec seulement sept députés proches de lui était dans l’incapacité de bâtir autour un groupe à l’assemblée.

Du coup Jean louis Borloo et les dissidents du Nouveau Centre se sont engouffrés dans la brèche. Ils ont mené une guerre éclair à Hervé Morin qui n’a pas vu le coup venir.

Hervé Morin a tout fait pour faire échouer le projet. En vain. Ses proches se sont alors ralliés les uns après les autres à l’UDI par crainte de rester isolés dans l’hémicycle. Dans la soirée de mardi le président du Nouveau Centre n’avait pas d’autres choix que de suivre ses maigres troupes. La partie était donc gagnée pour Jean Louis Borloo et ses alliés. Hervé Morin assure Jean Christophe Lagarde qui n’occupera aucune responsabilité au sein du groupe se retrouve ainsi isolé.

- Quel avenir pour ce nouveau groupe ?

L’avenir c’est maintenant la construction d’un parti. Jean Christophe Lagarde nouveau porte parole de l’UDI est clair sur le sujet. L’UDI ne s’arrêtera pas en si bon chemin. L’objectif est d’attirer le maximum d’adhérents du Nouveau Centre et de siphonner en quelque sorte la matière première du parti que préside Hervé Morin pour l’assécher.

Sur le plan financier a priori il n’y a pas trop de problèmes puisque les dissidents Nouveau Centre ont créé, il y a quelques semaines, une structure de financement l’URCID.

La première phase, celle de la reconstruction centriste est enclenchée. Il reste à présenter une offre politique, car si le centre avait disparu en tant qu’entité politique ces dernières années, du fait de la stratégie de François Bayrou et du refus des centristes de droite d’exister de manière autonome face à l’UMP, l’électorat centriste lui reste bien présent et il reste orphelin de propositions.

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