A la Une des quotidiens nationaux ce matin

Par Eric Delvaux

Football : Montpellier Champion de France pour la première fois de son histoire. "Ils l'on fait !" titre Le Parisien/Aujourd'hui en France ; "A la folie" titre L'Equipe .

Le Figaro : "Comment "la droite se mobilise pour gagner [les législatives]"

Libération : "Le troisième tour" ou la course des législatives qui commence

Les Echos : "L'Europe déboussolée face à l'enlisement de la crise grecque"

La Croix : "Pourquoi l'Europe a besoin de la Grèce"

L'Humanité : L'Otan, "sommet de la contestation", miné par ses contradictions internes

"Bouleversant Trintignant"

Par Eric Delvaux

Dans Le Parisien/Aujourd'hui en France , une pleine page intérieure sur Jean-Louis Trintignant.

Pour la première fois depuis 1998, le comédien de 81 ans a retrouvé le festival. Il a tourné dans "Amour" de Mickaël Haneke. C'est son retour au cinéma, "mais c'est fini" a dit Jean-Louis Trintignant, "je n'en referai plus d'autres, ce film avec Haneke, c'était une opportunité".

A noter ce soir sur Arte un portrait de l'acteur : "l'homme le plus insaisissable".

Un jour sur la toile

Par Hélène Chevallier

- Twitter bloqué au Pakistan. Impossible de twitter pendant plusieurs heures hier. En cause : le "Everybody Draw Mohammed Day", une campagne, née aux Etats-Unis, qui a lieu tous les 20 mai depuis deux ans et qui encourage les internautes à poster sur internet des dessins de Mahomet afin de lutter pour la liberté d'expression. Une Campagne blasphématoire pour le Ministère de la Technologie de l'information pakistanais qui a demandé à Facebook et à Twitter d'en supprimer le contenu. Facebook s'y serait plié mais pas Twitter. Du coup, l'Autorité Pakistanaise des Télécommunications a rendu inaccessible le site. Dans la soirée, le site était à nouveau accessible sans que les autorités pakistanaises ne donnent plus d'explication.

- Bulles de Cannes. Pour un regard un peu décallé de la Croisette, direction Bulles de Cannes. un carnet de croquis signé par Boulet et Erwann Surcouf associé à des sons, des interviews de la rédaction de France Inter ainsi qu'à une sélection des meilleurs tweets de Cannes.

- Peut-on être licencié pour un tweet? Question qui revient sur le tapis notamment avec l'affaire Pierre Salviac, le spécialiste du rugby sur RTL qui quelques jours après le second tour a publié un tweet injurieux à l’égard de Valérie Trierweiler. Les excuses de l'intéressé et le retrait du tweet incriminé n'y auront rien fait, RTL a annoncé dans la foulée l'arrêt de la collaboration avec Pierre Salviac. Deuxième cas celui de Joseph Tual, de la rédaction de France 3 menacé de liceniciement pour avoir critiqué sa hiérarchie sur Twitter. Ces licenciements sont-ils légaux? Question posée à Frederic Chhum, avocat spécialisé en droit social français.

Si vous voulez avor un regard un peu décallé de la Croisette... direction Bulles de Cannes... un carnet de croquis signé par Boulet et Erwann Surcouf... associé à des sons, des interviews de la rédaction de France Inter ainsi qu'à une sélection des meilleurs tweets de Cannes...Si vous voulez avor un regard un peu décallé de la Croisette... direction Bulles de Cannes... un carnet de croquis signé par Boulet et Erwann Surcouf... associé à des sons, des interviews de la rédaction de France Inter ainsi qu'à une sélection des meilleurs tweets de Cannes... ### L'état de grâce bientôt terminé pour François Hollande ?

La chronique politique deStéphane Leneuf

On peut dire que François Hollande a réussi son examen de passage pour ses grands débuts diplomatiques. Le courant est visiblement passé avec Barack Obama. Mais au-delà des photos, des sourires, des blagues que les deux hommes se sont échangées sur les cheeseburgers de Chicago ou les frites françaises, Barack Obama est venu donner un sérieux coup de main au nouveau président. Il suffit de lire les termes du communiqué du G8, où il est inscrit noir sur blanc qu’il faut « encourager la croissance ».

Les membres du G8 auraient-ils oublié la rigueur, l’austérité tant vantée par l’Allemagne ? Non bien sûr. Mais souvenons-nous qu’il y a encore un mois, la droite française, obsédée par la règle d’or, tirait à boulet rouge sur le candidat socialiste tout simplement parce qu’il osait théoriser publiquement dans ses meetings, non pas la réhabilitation de la croissance (cela fait consensus, tout le monde y est favorable), mais la dénonciation d’une austérité sans croissance.

La grande force de François Hollande c’est d’avoir réussi à faire en sorte que cette idée soit désormais portée politiquement. Sur ce point, l’aide de Barack Obama a été précieuse, parce que plus que tout autre, le président américain joue sa réélection sur le redémarrage de la croissance américaine qui, elle-même, a besoin d’une Europe qui se relance économiquement. D’où cette autre phrase très importante dans le communiqué du G8 qui plaide pour « une zone euro, forte et unie ».

- Pour autant, les vraies difficultés vont bientôt commencer pour François Hollande

Dès mercredi, François Hollande se retrouve à Bruxelles pour son premier sommet des chefs d’Etats et de gouvernements des 27. L’occasion, pour lui, de présenter officiellement son mémorandum européen. Il est censé contrebalancer les mesures d’austérité du pacte budgétaire. Or, il ne suffit pas de porter politiquement une idée, il faut maintenant rentrer dans le vif du sujet. Car si tout le monde veut de la croissance, les méthodes pour y arriver divergent profondément. La croissance version Hollande, c’est un Etat stratège, qui mise tout sur l’éducation, la formation, l’innovation, l’aide aux PME. Pour y arriver dans un pays qui a deux mille milliards d’euros de dette, il n’y a qu’une possibilité : augmenter les impôts et réduire la dépense.

La croissance version David Cameron, c’est « pas d’Etat, pas d’impôts ». Un système où tout repose sur l’entreprise comme créatrice de richesses.

La relance version Angela Merkel, c’est la rigueur, doublée de réformes structurelles qui s’appuient sur un assouplissement du marché du travail en jouant sur les salaires et la flexibilité.

Désormais, chaque Etat a bien conscience qu’il ne pourra pas s’en sortir seul. Le dénominateur commun aujourd’hui en Europe tient en un mot : le mot « poudrière ». L’Europe est une poudrière économique avec la Grèce et les risques d’implosion de la zone euro. Une poudrière politique avec les retours des nationalismes. Pour éviter qu’elle ne s’enflamme, la recette est une vraie relance européenne qui allie rigueur et politique d’investissement. Car personne, aujourd’hui, n’a les moyens d’agir seul. François Hollande et Angela Merkel le savent pertinemment.

L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.