Le carrefour du 6/7 spécial sur l'opération du RAID à Toulouse

  • Intervention de Franck Cognard , journaliste au service police-justice

  • A la Une de la presse ce matin -par Nicolas Teillard

  • Ce qui fait débat dans les pages médias - par Nicolas Teillard

  • Un jour sur la toile - par Hélène Chevallier

  • La chronique politique - par Anna Cabana, Grand Reporter à l'hebdomadaire Le Point

Hollande et Sarkozy en suspension !

Les conséquences sur la campagne présidentielle de la tuerie de Toulouse.

Comment parler d’autre chose ? La campagne est suspendue aujourd’hui pour le troisième jour consécutif. Cet après-midi, Nicolas Sarkozy sera à Montauban pour présider la cérémonie d’hommage aux trois militaires assassinés par la même arme que l’enseignant et les trois enfants tués à bout portant lundi matin. François Hollande sera également présent. D’ailleurs, ce qui est frappant, depuis lundi, c’est que le candidat socialiste marque le président à la culotte.

-Que voulez-vous dire ?

Lundi matin, dès qu’il a appris le drame, Nicolas Sarkozy s’est précipité à Toulouse, François Hollande l’a suivi de peu. Lundi soir, Hollande a assisté, quelques rangs derrière Sarkozy, à une lecture de psaumes à la mémoire des victimes à la synagogue Nazareth à Paris. Hier à 11 heures du matin, pour la minute de silence, Sarkozy était dans un collège du centre de Paris, Hollande dans un établissement de Seine Saint Denis. Puis Sarkozy a convié les représentants des communautés juives et musulmanes à l'Elysée ; Hollande lui aussi a rencontré des autorités religieuses, il y avait même des images au 20 heures de TF1 pour en attester. Hier soir, si Hollande n’était pas aux côtés de Sarkozy à Roissy pour se recueillir devant les quatre cercueils, c’est parce que l’accès était réservé aux autorités officielles.

- C’est si important pour Hollande de ne pas lâcher Sarkozy d’une semelle ?

Le candidat socialiste ne veut surtout pas laisser le président incarner seul la gravité, la compassion et l’indignation de la République endeuillée. Il ne veut lui laisser le monopole ni du cœur ni de l’ordre ni de l’autorité. Il sait que, dans un drame pareil, sa fonction donne au chef de l’Etat un avantage en terme protocolaire et par là-même symbolique. C’est pour ça que François Hollande va là où va le président, qu’il voit qui le président voit. Pour apparaître comme une sorte de « président bis », aussi responsable et aussi légitime, si possible, que ne l’est Nicolas Sarkozy.

Il faut bien voir une chose : suspendre une campagne, c’est une autre manière de faire campagne. C’est arrêter les meetings et les déplacements dans les usines. Mais pas la guerre d’images. Demain, a priori, c’est la fin de la suspension. Hollande sera à Aurillac; Sarkozy à Strasbourg.

Une chronique en partenariat avec l'hebdomadaire Le Point

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