• A la Une de vos journaux ce matin -par Eric Delvaux

__

  • Ce qui fait débat dans la presse - par Eric Delvaux

__

  • Un jour sur la toile - par Hélène Chevallier

  • L'édito politique - par Romain Gubert, journaliste à l'hebdomadaire Le Point

__

Comment envisager la sortie de l'euro en France ? - par Romain Gubert, journaliste à l'hebdomadaire Le Point

Etonnant scénario : celui d’une sortie de l’euro. Pour la Grèce, ce n’est plus un sujet tabou. Et pour la France ?

En fait, je voulais modestement vous parler d’une note que je viens de recevoir d’une vingtaine de pages que je trouve passionnantes. La crise est là. La France est sous la mitraille des marchés. Certains imaginent qu’une sortie de l’euro serait le meilleur moyen de résoudre tous nos problèmes et de mettre fin aux attaques des marchés. La note que j’ai reçue avant-hier, c’est le fruit du travail de trois économistes chevronnés de l’UBS, la célèbre banque suisse, qui ont planché tout l’été sur deux scénarios.

Le premier, une sortie de la zone euro de la Grèce. Le second, une sortie de l’Allemagne.

Dans le premier cas, la facture serait douloureuse. Cela coûterait à chaque Grec entre 9 500 et 11 000 euros

la première année. Puis de 3 000 à 4 000 euros les années suivantes. Quant au PIB grec, il serait divisé par deux !

Dans le cas d’un retrait de l’Allemagne de la zone euro, ce serait un séisme bien plus grand. Et pour cause : il entraînerait la faillite de plusieurs banques européennes et surtout, un choc majeur pour le commerce international. Coût pour chaque Allemand, selon l’étude de nos banquiers suisses : 6 000 à 8 000 euros la première année, puis 4 000 euros par an les années suivantes. Quant au PIB allemand, il chuterait de 25 %. Autant dire que la France, son principal partenaire économique, ne s’en sortirait pas sans dégâts collatéraux.

- Faut-il croire ce scenario catastrophe ?

En fait, ce n’est pas la première fois que des économistes sérieux planchent sur le sujet. Il y a quelques mois, Mark Cliffe, l'économiste en chef d'ING, une banque néerlandaise, avait pondu un mémo d’une trentaine de pages sur le même thème. L'économiste affirmait lui aussi que l'éclatement de la zone euro provoquerait une crise de confiance telle, que le PIB de l’ensemble de la zone plongerait. Plusieurs banques disparaîtraient. L'Espagne et le Portugal auraient à combattre une inflation proche de 10 %, tandis que l'Allemagne et la France seraient, elles, face à un choc déflationniste qui gagnerait ensuite les États-Unis. Sans parler de notre dette libellée en euro et de nos déficits, qu’il nous faudrait rembourser avec une monnaie dévaluée. Le constat des économistes est donc limpide : il faut préserver l’euro, à tout prix. Pour le salut de nos économies. Voilà qui est clair. Reste un problème, mais là-dessus, les économistes s’abstiennent : comment faire pour convaincre les marchés de cesser de s’attaquer à l’euro ? Mais ça, c’est une autre histoire...

Une chronique en partenariat avec Le Point

Le Point
Le Point © Radio France

__

  • L'histoire du jour - par Eric Delvaux

__

  • Le coup de__ c œur d'Audrey - par Audrey Pulvar

Je vous ai sélectionné un article à lire dans le Canard Enchaîné ce matin.

Le Plumitif dresse un effrayant inventaire des armes qu’Al Quaeda, au Maghreb islamique, a récupérées en Lybie !

AQMI, qui détient 4 otages français depuis un an et qui compterait 400 combattants. Riche à millions grâce aux rançons qui lui ont déjà été versées en échange de la libération d’otages.

AQMI avait récupéré des centaines de missiles, des tonnes de gaz moutarde et surtout, des centaines de kilos de SEMTEX en Libye.

L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.