A la Une des quotidiens nationaux ce matin

Par Eric Delvaux

Le Figaro : la ministre de la Justice veut moins de répression envers les mineurs délinquants.

Libération : Une nouvelle loi contre le harcèlement sexuel, la précédente ayant été jugée trop floue et annulée par le Conseil constitutionnel

Le Parisien/Aujourd'hui en France : Peut-on empêcher les plans sociaux ? François Hollande veut prendre des mesures pour limiter la casse, mais ses marges de manoeuvres sont réduites.

Les Echos : Pourquoi Facebook a râté son entrée en bourse (le titre a dévissé de 11% au deuxième jour de cotation)

L'Humanité : "L'autre bataille du changement" : celle des candidatures du Front de Gauche pour les législatives

La Croix : Les trois scenarii possibles des législatives : la majorité absolue, relative , ou bien la cohabitation

Nonce Paolini ne sera pas mis à l'écart

Par Eric Delvaux

Après le départ de Nicolas Sarkozy, il n'y aura pas de mise à l'écart du président de TF1. Martin Bouygues, interrogé par Le Point , a confirmé que Nonce Paolini resterait à la tête de la une.

Nonce Paolini vient de confirmer Laurence Ferrari à la présentation du 20 heures, là aussi pour faire taire les rumeurs.

Un jour sur la toile

Par Hélène Chevallier

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- Bientôt la mort de la souris ? On la savait menacée avec l'émergence du tactile, son destin pourrait se précipiter avec Leap. Cette nouvelle technologie, créée par une petite société californienne, est basée sur la reconnaissance de mouvement comme Kinect. Sauf que Leap est un tout petit boîtier, de la taille d'un paquet de chewing-gum à relier à son ordinateur. Ses performances sont très impressionnantes: selon ses créateurs, il serait 200 fois plus précis que les systèmes existants déjà sur le marché. Un système qui sera commercialisé à la fin de l'année aux alentours de 55 euros.

Le Parti Pirate déploie son bateau, boulevard de la Villette.
Le Parti Pirate déploie son bateau, boulevard de la Villette. © Radio France / Hélène Chevallier

- Le Parti Pirate embarque pour les législatives. Au total, une centaine de candidats du Parti Pirate se présentent aux législatives. Le parti pirate est né en 2006 en Suède et Allemagne, il encourage l'internet libre et s'oppose à des lois comme Hadopi. En 2009, il a remporté 7,4% aux élections européennes en Suède et 2 sièges au Parlement européen. En Allemagne, une quarantaine de candidats ont récemment obtenu des sièges dans les parlements régionaux. Reportage sur un marché du boulevard de la Villette.

Ministres battus, ministres fichus ?

La chronique politique de Benjamin Sportouch , de L'Express

Jean-Marc Ayrault et 23 de ses ministres vont se frotter au vote des électeurs. Et si jamais ils perdent, direction la sortie. Qui est donc allé inventer une règle aussi, osons le mot, stupide ? Personne. Elle n'existe nulle part. C'est juste devenu une tradition, au nom d'une présumée exemplarité républicaine.

Mais depuis quand un ministre tire-t-il sa légitimité politique du suffrage universel ? C'est le cas et c'est normal pour un élu local, un maire ou un député. Mais pourquoi diantre aller lier un maroquin à une élection. Un ministre œuvre pour la Nation, pas pour un petit groupe de citoyens. Il est nommé par le Président de la République, sur proposition du Premier ministre. C'est à lui et lui seul qu'il doit d'être au gouvernement.

Sans compter que cette coutume fait la part belle aux moins courageux, au détriment de ceux qui vont battre la campagne pour aller à la rencontre de leurs concitoyens : ils risquent d'être sanctionnés pour cela. Tout le contraire du souci de proximité tant vantée par François Hollande !

- Sans compter que parfois , les ministres battus font leur retour quelques mois plus tard

Ce fut en effet le cas d'Alain Juppé. Souvenez-vous. Il est nommé ministre en mai 2007, n°2 du gouvernement. Battu aux législatives de juin, il avait dû faire ses valises. Avant de revenir à l'automne 2010. Entre temps, a-t-il été élu député ? Pas du tout. Il est juste sorti d'un pseudo purgatoire électoral.

Voilà donc des ministres qui viennent de s'installer, qui ont formé leur cabinet, pris connaissance des dossiers chauds, qui ont parfois commencé à travailler sur des réformes... mais qui gardent au dessus de leur tête une épée de Damoclès. Tout simplement parce qu'ils osent se lancer dans la bataille des législatives. Aussitôt arrivés et peut-être aussitôt partis.

Où est donc l'efficacité politique? S'ils ont été désignés, c'est qu'ils sont compétents ou en tous cas réputés comme tels. Et voilà que l'on se passerait d'eux au bout d'un petit mois en fonction, faute de l'onction des urnes.

Pour mieux comprendre l'inanité de ce principe, inversons-le. Au moment de se séparer d'un membre du gouvernement, le chef de l'Etat va-t-il demander l'avis des électeurs de la circonscription dans laquelle le ou la ministre a été élu ? Bien sûr que non. A contrario, il n'y a donc aucune raison d’associer le destin d'un ministre fraîchement nommé à un succès aux élections de juin. A part, peut-être, de lui réserver une place au chaud à l'Assemblée en cas d'éviction du gouvernement dans quelques mois. Ce serait alors pervertir un peu plus une règle qui n'a que des défauts. Bref, il ne faut pas tout mélanger. « Ministres battus » ne devrait pas être synonyme de « ministres fichus » !

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