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  • Un jour sur la toile - par Hélène Chevallier

  • La chronique politique -par Guillaume Roquette , directeur de la rédaction deValeurs Actuelles

L’exploitation politique des drames de Montauban et Toulouse…

Dans cette affaire abominable, il y a ceux qui se comportent avec une dignité remarquable, comme François Hollande ou le président du CRIF, et puis il y a les autres.

J’entendais hier soir Jean Luc Mélenchon parler du tueur présumé en disant qu’il « ne fallait pas politiser cet idiot ». Mais qui a politisé ce drame si ce n’est Jean Luc Mélenchon en rendant l’idéologie du Front National responsable du massacre.

J’ai lu hier que François Bayrou appelait à « un changement de ton dans la campagne après le drame de Toulouse et de Montauban ».

Très bien mais qui, si ce n’est François Bayrou, a osé instrumentaliser ce drame en expliquant lundi soir aux journalistes que c’était le discours de Nicolas Sarkozy à Grenoble liant insécurité et immigration qui avait pu déclencher cette folie meurtrière.

Tout amalgame entre le tueur présumé de Toulouse et la communauté musulmane doit être condamné sans réserve. Mais n’oublions pas trop vite tous ceux qui ont lancé des accusations sans l’ombre du début d’une preuve en ayant décidé que le tueur était forcément un militant d’extrême droite influencé par la politique de Nicolas Sarkozy.

N’oublions pas trop vite Bernard Henri Lévy affirmant que ce drame était de la faute des « pyromanes de la défense d’une identité nationale », ou Le Canard enchainé affirmant que « le tueur de Toulouse sent le nazi ».

-Mais ces déclarations ont eu lieu avant que l’on connaisse l’identité du tueur présumé...

C’est bien cela le problème. Pour un certain nombre de personnalités, je pourrais aussi vous citer les dirigeants de SOS racisme, c’est l’idéologie de droite qui est forcément responsable de tout acte raciste ou antisémite.

Quand la droite s’inquiète des atteintes à la laïcité dans notre pays ou des dangers de la double nationalité, elle est aussitôt accusée d’attiser les haines, voire de provoquer les pires horreurs.

Mais voilà, dans l’affaire de Toulouse, la réalité n’était pas celle là.

On aimerait que cela serve de leçon à tous ceux qui aiment tant en donner.

Une chronique en partenariat avec l'hebdomadaire Valeurs Actuelles

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