• A la Une de vos journaux ce matin -par Eric Delvaux

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  • Ce qui fait débat dans la presse - par Eric Delvaux

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  • Un jour sur la toile - par Hélène Chevallier

Comment les Etats-Unis ont perdu l'Iphone. Un article passionnant sur le Made in USA et pourquoi Apple fait fabriquer la quasi-totalité de ces produits à l'étranger.

Star Wars Uncut. 3 ans de travail, près de 500 vidéos mixées de fans du monde entier et beaucoup de papier alu et cartons pour cette vidéo de deux heures qui refait scène par scène mais avec les moyens du bord le quatrième épisode de la guerre des Etoiles.

Et les Anonymous qui continuent leur insurrection numérique après la fermeture de MegaUpload. Parmi les nombreux sites pris pour cible ce week-end, une partie du catalogue de Sony Music s'est retrouvée sur la toile à télécharger gratuitement. Une offensive qui pourrait monter d'un cran avec cet ultimatum : si le site MegaUpload n'est pas remis en ligne dans les 72 heures, ils menacent de s'attaquer à Facebook, Twitter, YouTube, ...

  • L'édito politique

Hollande entre en scène - par Piotr Smolar, journaliste au quotidien Le Monde

Retour sur le premier grand meeting de campagne de François Hollande, hier après-midi, au Bourget

__ Pour résumer : un exercice de style réussi. François Hollande a fait président. Ce n’était pas l’énumération d’un programme, mais une sorte de lettre d’intention déclamée aux Français. Commençons par l’image, avant de passer au son. François Hollande continue de trop pencher au-dessus du pupitre, comme la tour de Pise, mais il a réussi à incarner une gravité bienvenue. Il a notamment soigné l’intonation, la scansion, pour moins donner le sentiment de découvrir ses phrases en même temps qu’il les prononçait. Sur le fond, le candidat a rempli toutes les cases attendues pour un tel discours. Mariage de l’histoire personnelle et nationale, ancrage territorial, ode aux villages et aux classes populaires : c’est fait. La République et sa poutre centrale, l’égalité : conjuguées sur tous les tons. Et puis bien sûr, hommage aux incontournables : les grandes figures de la gauche, la Résistance, la Révolution française. On a aussi entendu quelques promesses douteuses, comme celle-ci : aucun Français ne vivra à plus d’une demi-heure d’un service de soins d’urgence. Ca rappelle la disparition des SDF dans nos rues, annoncée par Lionel Jospin puis par Nicolas Sarkozy. Mais dans l’ensemble, il s’agissait d’un discours bien maîtrisé, enlevé par moments, mobilisateur sans être sectaire, pragmatique sans être plat.

- On peut dire que la campagne de François Hollande est enfin lancée Elle est lancée, mais on ne sait pas comment elle va atterrir. L’énigme reste entière : comment être de gauche en 2012 ? Comment incarner une alternative à la droite, sans être juste une alternance possible ? La question est difficile, car les marges de manœuvre sont maigres et les dettes terrifiantes. François Hollande refuse d’être un camelot distribuant des illusions à la ronde. Mais en même temps, il ne veut pas incarner un gestionnaire pépère et résigné. Donc, que fait-il ? Il déclare que son « véritable adversaire », c’est la finance. En anglant ainsi son discours, François Hollande évacue Nicolas Sarkozy, jamais cité. C’est habile, car critiquer le sortant ne suffit pas pour être élu. Et puis c’est une manière de paraître plus tranchant, de répondre à la colère sociale, qui soude le peuple contre les 1% des plus riches. Cela va-t-il suffire ? Les sondages sont bons. Mais on a rarement connu un tel contexte de crise, dans lequel les chapelles politiques n’existent presque plus. Beaucoup d’électeurs désabusés pourraient aussi bien voter pour la droite que pour la gauche, voire une des extrêmes. Puisque tout fout le camp, il n’y a plus d’élan, d’adhésion. Cette présidentielle risque de se jouer sur l’angoisse, et pas sur le rêve. Y compris ce « rêve français » que François Hollande prétend porter.

Une chronique en partenariat avec Le Monde

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