• A la Une de vos journaux ce matin -par Eric Delvaux

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  • Ce qui fait débat dans la presse- par Eric Delvaux

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  • Un jour sur la toile- par Hélène Chevallier

  • Le Doodle du jour : hommage à l'écrivain de science fiction, Stanislas Lem. Un des plus intéractifs et des plus réussis du moteur de recherche.__

  • Ils mangent des néons, se prennent des coups de massues et se font rouler dessus par une voiture, les Warriors of Goja ridiculisent les Jackass dans une émission de talents à la télévision indienne.

Et dans l'actualité des nouvelles technologies, l'examen à partir de ce matin à l'Assemblée Nationale d'un projet de loi sur la réforme de la copié privée. Un texte déjà contesté par les industriels et les associations de consommateurs, qui estiment notamment qu'il s'agit d'une nouvelle rustine et qu'elle ne remet pas en cause son montant qu'ils estiment excessif. L'UFC Que choisir a mis en ligne hier le site chere-copie-privee.org.

  • La chronique politique

Pauvre Eva Joly, bravo Cécile Duflot ! - par Anna Cabana, grand reporter au Point

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Pauvre Eva Joly ! Hier, au 20 heures de France 2, elle avait beau arborer un haut vert pétard aux couleurs de l’écologie en colère, elle faisait peine à voir et à entendre. Elle est prise en étau entre, d’un côté, les impératifs de fermeté de François Hollande et, de l’autre, les ambitions législatives de Cécile Duflot, la patronne des Verts.

C’est ça qui s’est joué, tout au long du feuilleton grotesque de l’accord entre les socialistes et les écologistes. Hollande voulait montrer qu’il n’était pas mou et Duflot, qui finalement se fiche pas mal de la présidentielle, était déjà dans la bataille d’après : la bataille législative.

Joly et son exigence de sortie du nucléaire, Joly et ses ultimatums, tout le monde s’en fichait. C’est bien simple : pendant les discussions, les négociateurs appelaient Duflot. Joly a été ignorée.

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- C’est pour cela qu’elle s’est mise aux abonnés absents pendant plusieurs jours?

Imaginez son drame : elle est la candidate à la présidentielle d’un parti qui méprise tellement son score qu’il signe un accord avec le PS avant même le premier tour. Ça la prive, dès le début de sa campagne, de tout moyen de pression sur Hollande.

- Si ce n’est la surenchère verbale…

C’est vrai qu’elle vient de donner une interview offensive au Monde où, dans une très méchante formule, elle accuse les socialistes « d’être du bois dont on fait les marionnettes ». Mais figurez-vous que la direction d’Europe-Ecologie-Les Verts lui a tapé sur les doigts, en lui reprochant de participer à l’entreprise de démolition de Hollande.

Bref, à peine Joly a-t-elle repris la parole après sa bouderie que déjà, on lui demande de parler moins fort. Le pire, c’est qu’elle a obéi. Sur France 2, elle a rentré les griffes. Elle n’a même pas exclu d’être ministre sous la présidence de Hollande…

Je n’ai qu’une chose à dire : bravo Cécile Duflot ! C’est elle, la grande gagnante de la séquence. Une manœuvrière redoutable.Au lieu de concourir à une élection présidentielle qui ne réussit jamais aux écolos, elle a négocié une circonscription en or et elle a entravé Joly, qui ne lui fera pas d’ombre. Car elle n’a pas intérêt à ce que Joly fasse un gros score. La candidate l’a compris. Elle en veut au moins autant à Duflot qu’aux socialistes. Mais chut, c’est un secret.

Une chronique réalisée en partenariat avec Le Point

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  • L'histoire du jour- par Eric Delvaux

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