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  • Ce qui fait débat dans la presse- parEric Delvaux

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  • Un jour sur la toile- par Hélène Chevallier

Morin McFly. Lors d'un discours à Nîmes, le candidat centriste Hervé Morin s'est un peu emballé sur ses souvenirs de guerre : "Moi qui ai vu en Normandie le débarquement des Alliés, nous avons vécu des épreuves difficiles." Sauf que le candidat centriste est né en 1961. Un discours rapidement repris et moqué sur Twitter sous le hashtag #morinmcfly, référence au héros de Retour vers le Futur.

Pirates ou altermondialistes numériques ? Peuvent-ils changer le monde ?
Pirates ou altermondialistes numériques ? Peuvent-ils changer le monde ? © Radio France

Petite plongée dans l'univers des Anonymous avec Nicolas Danet, auteur avec Frédéric Bardeau de Anynomous, pirates ou altermondialistes numériques.- La chronique politique-par Benjamin Sportouch, journaliste à l'hebdomadaire L'Express

Marine Le Pen, un an après

Quoi qu'il arrive, Marine Le Pen a réussi son entrée en politique.

Que la présidente du Front national obtienne ou non ses 500 signatures, qu’elle passe ou non la barre du premier tour, elle a réussi à s’imposer sur la scène politique.

Et cela un an seulement après sa désignation à la tête du parti d’extrême droite. Un anniversaire qui est passé totalement inaperçu tant Marine Le Pen est solidement installée dans le débat politique.

Elle a réussi à faire oublier la figure tutélaire de son père, alors que de nombreux politologues liaient le destin du FN à celui de Jean-Marie Le Pen.

Autre écueil qu’elle a réussi à surmonter : le risque d’explosion de son parti entre les radicaux proches de Bruno Gollnisch et ses propres amis qui ont ajouté une teinte sociale aux thèmes xénophobes traditionnels.

- Elle a aussi obligé ses adversaires à se situer par rapport à elle…

C’est bien là une autre preuve de sa prégnance sur l’échiquier politique. A droite, on affiche clairement l’ambition de marcher sur ses terres. Nicolas Sarkozy rejoue la même stratégie qu'en 2007.

Mais il n’est pas le seul, et c’est là la nouveauté : le centre et la gauche viennent aussi draguer ceux qui sont attirés par le vote extrémiste.

François Bayrou est persuadé que la moitié des 18 à 20% des sondés qui sont prêts à voter Le Pen peuvent choisir une solution républicaine. Pour les attirer à lui, le président du MoDem a modifié son phrasé avec des sonorités populistes. On l’a entendu, la semaine dernière, prendre la défense des « petits, des sans-grade ». Les mêmes mots que Jean-Marie Le Pen entre les deux tours de la présidentielle de 2002.

Au Bourget dimanche, François Hollande a, lui, glissé cet avertissement aux « petits caïds » : « la République vous rattrapera ». Pour rappel, en 1998, Jean-Pierre Chevènement s’était fait étriller pour avoir parlé de « sauvageons ». Manière, pour le candidat socialiste, de contrecarrer l’accusation récurrente d’angélisme, mais aussi signe que le discours doit se muscler pour ne pas dire se « droitiser » pour faire pièce à celui de l’extrême droite.

- Comment Marine Le Pen imagine-t-elle son avenir politique ?

Son objectif est simple : faire du Front national un parti de gouvernement et une composante d’une future majorité au côté de la droite dite « classique ». Jusqu’à présent, l’UMP s’y est opposée. Mais en cas de défaite de Nicolas Sarkozy, tout pourrait changer. Un visiteur régulier du chef de l’Etat le reconnaissait récemment : une alliance est possible après une victoire de la gauche et une recomposition de la droite. Marine Le Pen aurait alors achevé son entreprise de dédiabolisation, de banalisation de son parti sans en changer le disque dur. Un vrai défi pour les républicains de tous bords.

Une chronique en partenariat avec L'Express

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