A la Une des quotidiens ce matin

Par Eric Delvaux

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Le Parisien Aujourd'hui en France : "Les chèques vont-ils disparaitre ?"

Le Figaro : "François Hollande persiste et signe" après la polémique que cherche à installer le candidat Sarkozy cocnernant le droit de vote des étrangers que souhaite son rival socialiste

Libération : Nicolas Sarkozy estime que "Marine Le Pen est compatible avec la République"

L'Humanité : "Raid sur le premier mai" ou le rassemblement du premier mai tel que l'envisage le candidat Sarkozy

La Croix : Les "très convoités électeurs du Front National"

Les Echos : "Les chiffres qui dérangent sur le coût du travail ". En 10 ans, le coût du travail en France a augmenté de près de 40%.

Un jour sur la toile

Par Hélène Chevallier

- Google Drive débarque. Non, il ne s'agit pas d'un GPS ou d'un quelconque service pour la voiture mais d'une solution pour stocker ses données à distance dans le cloud. "Google prend la route des nuages" titre le site Ecrans.fr et rejoint ainsi DropBox, Skydrive de Microsoft, ou Icloud d'Apple dans la bataille.

- Me at the Zoo : la première vidéo postée sur YouTube. Elle a été mise en ligne il y a 7 ans par l'un des trois co-fondateur du site de partage de vidéo.

- 901 millions d'amis pour Facebook. Mais si sa fréquentation est en hausse, son résultat net est lui en baisse, -12% pour le premier trimestre 2012. Et ça fait mauvais genre à 3 semaines de son entrée supposée en bourse.

- Les Craypion d'or. Après plus d'un an et demi d'attente, les Craypion d'or sont de retour. Une compétition qui a pour but de récompenser les sites internet les plus... chatoyants, les plus décalés. Interview de son fondateur .

Le jour d'après

La chronique politique de Romain Gubert, de l'hebdomadaire Le Point

françois hollande promet de rendre des comptes
françois hollande promet de rendre des comptes © reuters

Le 7 mai, jour qu’attendent les traders, les banquiers, les investisseurs, les spéculateurs et même ceux qui placent leur argent en bon père de famille en achetant de la dette « Made in France ». Ils sont à 70% étrangers et se moquent complètement, totalement, du nom de celui qui sera élu.

Ils n’attendent qu’une chose, une seule chose : une réponse. Ils veulent savoir comment la France va réduire ses dépenses publiques sans tuer le chouia de croissance qui tient encore son économie en éveil.

Eh oui… Parce qu’en écoutant ces dernières semaines les deux candidats – oui, les deux candidats- ceux qui prêtent 180 milliards d’euros à l’Etat français chaque année n’ont pas eu de réponse claire. Ils ont même eu l’impression d’avoir affaire à deux magiciens qui leur répétaient en boucle : Nicolas Sarkozy reviendra à l’équilibre budgétaire en 2016 ! François Hollande en 2017 ! Attention… magie…

  • Cela veut dire que les marchés ont choisi leur candidat ?

Pas du tout. Depuis plusieurs semaines, Nicolas Sarkozy joue la peur. Les marchés ne veulent pas d’un socialiste à la tête du pays, dit-il. C’est de bonne guerre, mais c’est faux. Mais les marchés financiers n’ont en réalité aucun affect, aucune opinion politique. Ils se moquent qu’on puisse les considérer comme des « adversaires sans visage ». Souvenez-vous : en 1997, à l’arrivée de Lionel Jospin à Matignon, la Bourse n’a pas été clouée au sol. Bien au contraire : pendant trois ans, jusqu’en 2000, elle a même atteint son record.

Ceux qui achètent de la dette française ne veulent en réalité qu’une seule chose : savoir comment la France va retrouver son équilibre budgétaire et doper son économie. Et que la méthode soit rose ou bleue… ils s’en fichent. L’important, c’est que ce soit vrai, fiable et sans ambiguïté.

- Respecteront-ils le choix des Français ?

Oui, mais à une condition : si le vainqueur tient parole et respecte ses engagements. Pour bien faire comprendre ses intentions, le vainqueur devra aller vite. Regardez ce qui s’est passé en Espagne. Le nouveau gouvernement a mis trois mois à expliquer où il allait. Boum ! Les marchés se sont déchaînés. Même chose en Italie, où les réformes prennent du temps et la croissance ne revient pas. Or, la France est la prochaine sur la liste. Ecoutez George Soros : il nous dit que l’Europe n’en a plus pour longtemps.

Et Paulson, ce spéculateur américain : il ne croit plus dans la zone euro. Que ce soit à gauche ou à droite, le vainqueur devra dire tout de suite où il va. Et pour quoi pas en nommant à Bercy une sorte de Raymond Barre qui parviendrait à dire aux Français ce que les politiques n’ont pas osé dire. Je vous rassure, il y en a autant à droite qu’à gauche. Jean-Claude Trichet, l’ancien patron de la BCE aujourd’hui à la retraite. Xavier Musca à droite, celui qui a géré la crise depuis l’Elysée. Pascal Lamy à gauche, le patron de l’Organisation mondiale du commerce ou Didier Migaud, à la Cour des Comptes. En tout cas, le vainqueur, le 7 mai, devra aller vite. Les marchés ne feront aucun cadeau à ce pays à qui ils prêtent 180 milliards d’euros par an.

Spirou propose les solutions pour sauver la France

Par Eric Delvaux

Le magazine franco-belge Spirou propose ses solutions "gentiment impertinentes" pour "sauver la France", avec un Numéro 1 spécial qui sort aujourd'hui.

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