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Par Eric Delvaux

Libération : Le nouveau président égyptien, l'islamiste Mohamed Morsi : "La révolution qui part en Coran"

Le Figaro : La Grèce aurait-elle menti aux Européens ? Elle est accusée d'avoir caché l'embauche de 70.000 fonctionnaires depuis deux ans, en violation des accords d'austerité signés en 2010.

Le Parisien/Aujourd'hui en France : Les casse-têtes du gouvernement. Jean-Marc Ayrault réunit ses ministres aujourd'hui en seminaire : il s'agit de trouver au moins 7 milliards et demi d'euro d'économies pour tenir les promesses de campagne.

L'Humanité : La piste d'une hausse du Smic de 2% : "Une pichenette mais certainement pas un coup de pouce"

Les Echos : Comment Paris et Berlin sont condamnés à s'entendre pour sauver l'Euro

La Croix : La situation en Syrie : ce n'est pas seulement la guerre civile, c'est aussi la guerre des mots : les parties syriennes en présence tentent de manipuler la presse

Un jour sur la toile

Par Hélène Chevallier

- Le web a rendu hommage ce week-end à Alan Turing 

- Du père de l'informatique au roi du téléchargement illégal : Kim Dotcom fait à nouveau parler de lui

- Viadeo, un site français qui réussit en Chine

La fin de l'état de grâce de François Hollande

La chronique d'Hélène Fontanaud, journaliste politique aux Inrockuptibles

Pour tout vous dire, j’ai pris quelques jours de vacances la semaine dernière. Loin de l’Elysée, de Matignon, de l’Assemblée, de Twitter… ça fait du bien.

Alors en rentrant hier j’ai découvert que l’état de grâce, c’était fini pour François Hollande. Ca n’a rien à voir avec la météo déplorable depuis son élection. C’était dans un sondage très parlant du Journal du Dimanche où l’on apprenait que la popularité du chef de l’Etat a reculé, tenez-vous bien, de deux points. A 59% d’opinions favorables…

Bon soyons sérieux, l’alerte, la vraie, porte sur l’augmentation du nombre de mécontents, plus sept points en un mois. Ils sont aujourd’hui 40%.

L’Ifop explique que les personnes interrogées se disent un peu déçues par le démarrage de la présidence Hollande, elles trouvent que le chef de l’Etat fait machine arrière sur certains sujets, bien sûr il y a l’affaire du « tweet » de Valérie Trierweiler, avec cette phrase d’un sondé qui a ravi mon âme féminine : « il fallait qu’il tienne sa souris »… Oui oui, vous avez bien entendu, on ne parle pas là de la capacité présidentielle à naviguer sur un écran d’ordinateur ! Voilà tout ça, ça explique que François Hollande est sorti de l’état de grâce. Sauf que, sauf que… il n’y était jamais entré ! Rappelez-vous, c’est quand même pas si loin, c’était juste après son élection, le 6 mai, on nous a expliqué que d’état de grâce il n’y en aurait pas. Pourquoi ? Parce que la crise économique est trop grave, parce que la récession menace, parce que le chômage explose, parce que l’Europe est au bord de l’implosion.

- Et c’est gênant cette absence d’état de grâce ?

Honnêtement non. Parce que, vous savez, l’état de grâce est toujours suivi par la désillusion, les reniements, la déception… Là au moins on nous a annoncé la couleur. François Hollande l’avait dit lui-même d’ailleurs pendant sa campagne : ce n’est pas parce que Nicolas Sarkozy sera parti que les problèmes de la France auront disparu avec lui. On voit bien d’ailleurs les contours de la politique de rigueur que le gouvernement Ayrault va mettre en œuvre. Et, croyez-moi, c’est pas de nature à susciter l’enthousiasme.

Mais hier, ce qui m’a surtout amusée dans le Journal du Dimanche , c’est que d’habitude l’état de grâce, ça va avec les cent premiers jours d’un nouveau pouvoir, les cent jours, vous savez en référence au retour de Napoléon en 1815, et là ils nous ont inventé les… 50 jours.

Or, vous savez combien il y a de jours dans un quinquennat ? 1825.

Je sais bien que dans notre époque de fous tout va de plus en plus vite mais ça veut quand même dire qu’il nous reste 1775 jours avant de savoir si François Hollande mérite le châtiment…ou la grâce !

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