• A la Une de vos journaux ce matin -par Eric Delvaux

  • Ce qui fait débat dans la presse ce matin -par Delphine Simon __

  • Un jour sur la toile - par Thibault Lefèvre

L’enseignement de l’informatique au lycée, ce sera pour la rentrée scolaire 2012, avec cette première : il va devenir une discipline autonome.

Dès septembre, les élèves de Terminale S pourront choisir l’option "Informatique et Sciences du numérique". Qu’est ce que cela va changer ?

Pas grand-chose à court terme puisque seules les Terminales S se verront proposer l’option Sciences de l’informatique. Cela concerne entre 15.000 et 25.000 élèves ; autant dire que c’est une goutte d’eau dans l’océan des 12 millions de collégiens et lycéens qui sont concernés, tous les jours, par l’informatique.

En revanche, c’est dans l’esprit que l’Education nationale a fait un grand pas. Fini, l’enseignement des usages ; les élèves n’apprendront plus comment fonctionne tel ou tel logiciel, mais c’est désormais sur le comment ça marche, sur le comment fonctionne toute la structure qui permet l’existence d’Internet, des ordinateurs ou encore des logiciels que se concentre le nouveau programme. L’objectif, c’est de développer ce que Gilles Dowek, chercheur en informatique et co-concepteur du programme appelle « une culture informatique pour tous »

L’enseignement proposé aux Terminales S reste donc très général : on apprend par exemple comment marche le codage de l’information, autrement comment le CD ou le livre que vous achetez sur n’importe quel site de commerce en ligne est représenté sur votre écran. C’est ce genre de choses qui est prévu au programme. Les professeurs de maths, de physique et de Sciences et Techniques Industrielles ont commencé à être formés début octobre.

Abdellatif Kbida est professeur de mathématiques depuis 15 ans dans l’académie de Nancy-Metz. Il a été sélectionné à la fin de l’été dernier parmi de nombreux candidats pour enseigner l’informatique l’année prochaine.

1.000 professeurs sont formés en ce moment un peu partout en France. L’année prochaine, ils auront la responsabilité d’enseigner une matière qu’il faut arrêter d’appeler « nouvelle technologie »

En effet, selon Gérard Berry professeur au Collège de France et auteur de la préface du programme, ‘cette expression n’aura pas de sens pour les enfants du XXIème siècle qui apprendront l’avant-informatique seulement dans les cours d’histoir e’.

  • L'édito politique

Les cadeaux de Noël des politiques - par Marion Lagardère, du service politique de France Inter

Les candidats à la présidentielle ont bel et bien fêté Noël. Un évènement qui divise le paysage politique en deux, avec, d'abord : les gâtés.

Le premier de la liste, c'est le dernier à s'être déclaré : Dominique de Villepin, forcément gâté puisque le 24 décembre, son équipe web lui a offert un réseau social intitulé Villepinnet.fr, une plateforme qui compte déjà 450 membres.En 48 heures, c'était inespéré.

Et puis, en terme de cadeau, parfois, on reçoit juste une petite feuille, un "bon pour quelque chose" : c'est ce qu'a eu Jean-Luc Mélenchon. Les amis du candidat du Front de Gauche lui ont promis un raliement surprise en janvier. La recrue mystère est un homme, socialiste, mais pas plus de détails. Rendez vous à l'épiphanie...

François Hollande, lui, a passé son 24 décembre à Angers et a reçu une parka. Que dis-je, un K-way, avec l'inscription "Unicité", de la part de l'association du même nom. Signalons que le vêtement est orange vif, limite orange Modem.

D'ailleurs, autre gâté : François Bayrou. Le candidat centriste avait mis sur sa liste de Noël un score à deux chiffres dans les sondages pour début janvier, il a obtenu 11% de moyenne dès la mi-décembre. Bien mieux que tous les cadeaux made in France qu'il aurait pu espérer.

Enfin, chez les Verts, de l'aveu même d'un élu, la consigne interne officieuse était claire : pas de foie gras sur les tables. Eva Joly a donc respecté le principe, tout en compensant avec une petite bouteille de rhum bio, cadeau qu'elle a reçu lors d'un déplacement à La Réunion il y a deux semaines. A consommer avec modération bien sûr...

- Et puis à Noël, il y a toujours des déçus.. .

Parmi ceux qui auraient logiquement aimé autre chose, Marine Le Pen. La candidate du Front National a reçu, la veille de Noël, une plainte de SOS Racisme. Manque de chance, ce n'est pas le genre de chose qui peut se mettre en vente sur ebay.

En revanche, Nicolas Sarkozy, lui, pourrait utiliser cette option de revente. Rappelez-vous, la semaine dernière, François Hollande avait conseillé à son auditoire d'envoyer au président le livre Histoire de la virilité , un pavé en deux tomes qu'il aura sans doute reçu en plusieurs exemplaires.

Et puis, déçu aussi, Philippe Poutou, candidat du NPA : le père noël électoral ne lui a toujours pas délivré la fournée de signatures dont il a besoin pour se présenter. Et ce, malgré l'appel lancé aux maires par Olivier Besancenot.

Enfin, impossible de savoir si oui ou non, Nathalie Arthaud, la porte-parole de Lutte Ouvrière, a reçu quoi que soit. En même temps, Noël, c'est quand même une fête hautement consumériste et qui plus est, religieuse. Peut-être le moment le plus anti-trotskistes de l'année.

Mais il faut relativiser, puisque le vrai Noël des candidats, finalement, ce sera le 22 avril... et pas avant.

Le Monde
Le Monde © Radio France
  • Dans les pages médias ce matin - par Eric Delvaux

    Les liens

Blog Net plus ultra

Le site de l'Académie de Paris - Introduction à la science

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.