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Le chômage, sans surprise au coeur de la campagne présidentielle- par Guillaume Roquette , directeur de la rédaction de Valeurs Actuelles

Avec 29 700 demandeurs d’emploi supplémentaires en décembre, la hausse du chômage risque fort de devenir un argument majeur de la campagne présidentielle .

C’est certain. Et l’avantage, c’est que l’on peut écrire les dialogues à l’avance : Hollande, Le Pen, Bayrou et tous les autres vont expliquer que si le chômage augmente, c’est à cause de la calamiteuse politique de Sarkozy. La majorité répondra que pas du tout, c’est la faute de la crise, la pire depuis 1945 et que tout cela est donc normal

Pour sortir de ce débat un peu stérile, il n’est pas inintéressant de voir comment ça se passe chez nos voisins de l’Union européenne. Le chômage a plus augmenté en France qu’ailleurs en Europe. En revanche, le taux de chômage moyen en France est à peu près celui de l’Union européenne. La France de Nicolas Sarkozy ne fait ni vraiment mieux, ni vraiment pire que dans les autres pays.

La vérité, c’est que Nicolas Sarkozy n’y est pas pour grand chose. Depuis un quart de siècle, le chômage en France oscille entre 8 et 11%. Quand la croissance est bonne, on tombe à 8% ; quand elle s’arrête, on monte jusqu’à 11%. Qu’il y ait la gauche ou la droite au pouvoir, cela ne change pas grand chose.

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- Vous êtes en train de nous expliquer que, pour reprendre l’expression de François Mitterrand, « contre le chômage, on a tout essayé » ?

Si on ne veut pas changer les règles, c’est certain, surtout qu’il n’y a plus aujourd’hui ni croissance pour relancer la machine, ni argent public. François Hollande, ce matin, devrait annoncer 150.000 emplois jeunes seulement contre 300.000 prévus dans le programme socialiste.

D’où le discours, identique presque au mot près, entre Sarkozy, Hollande et Bayrou, sur le thème « aidons nos entreprises, produisons français, réindustrialisons le pays etc . », pour que le secteur privé se remette à embaucher.

Seulement voilà, les entreprises privées n’embaucheront que si elles ont plus de souplesse et moins de charges.

Nicolas Sarkozy y est prêt, c’est à cela que va servir sa TVA sociale. Pour François Hollande, ce sera plus compliqué, parce qu’une large partie de la gauche, y compris au Parti Socialiste, n’est pas disposée à faire des cadeaux aux patrons.

Une chronique en partenariat avec Valeurs Actuelles

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