• A la Une de la presse ce matin - par Yves Decaens

  • Ce qui fait débat ce matin - par Yves Decaens

  • Un jour sur la toile -par Hélène Chevallier

  • Don Draper affole la Toile . Cette nuit étaient diffusés sur la chaîne américaine AMC les deux premiers épisodes de la cinquième saison de Mad Men.__ Une série qui se distingue pour "son ambition esthétique qui la rapproche du cinéma", commente Jean-Marie Colombani qui crie haut et fort sa "Passion Mad Men" sur slate.fr. Le site de 20 minutes s'amuse lui à comparer la vie de bureau de l'agence Sterling Cooper, dans les années 60, et la nôtre, en 2012.

  • Nouvelle polémique entre Orange et Free Mobile. L'opérateur historique menace de suspendre son contrat d'itinérance qui le lie à FreeMobile. Deux pannes géantes se sont produites sur le réseau du nouvel opérateur depuis début mars. Des pannes dont Orange seraient en partie responsable selon le président de l'ARCEP, l'autorité de régulation des Télécoms, qui s'exprimait dans Le Figaro ce week-end. Réponse immédiate d'Orange : le groupe "décline toute responsanbilité dans ces dysfonctionnements" et prévient : "il peut, et n'hésitera pas, à suspendre le contrat d'itinérance si des incidents sur le réseau de Free Mobile devaient affecter la qualité de service qu'Orange doit à ses clients".

  • La chronique politique - par Piotr Smolar , journaliste au quotidien Le Monde

Après Toulouse... __ Responsables politiques, médias, citoyens ordinaires : au départ, tout le monde a réagi pareillement. L’effroi d’abord ; puis on cherche à connaître les détails du drame et les éventuels dysfonctionnements policiers. Et enfin, on tente d’en tirer des conclusions sur l’état de la société française.

Et là, on entre en zone dangereuse. Où, par exemple, on dénonce le climat politique qui serait vicié. Or, mettre en cause Nicolas Sarkozy et le Front national, même sans les citer, n’a aucun sens. Croit-on vraiment que les fondamentalistes puisent leur inspiration dans les meetings ou les émissions politiques ? Les islamistes radicaux sont mus par la haine ; ils n’ont pas de cause, seulement des prétextes inépuisables. Ca peut être la loi sur les insignes religieux, la présence française en Afghanistan ou le sort des enfants palestiniens. Peu importe.

Le deuxième débat malvenu porte sur l’intégration. Celle des enfants d’immigrés, nés en France, vivant en banlieues. La question n’est pas taboue, même si je me demande toujours ce qu’on entend par « intégration ». On peut, on doit même parler de leur éducation, de l’alphabétisation, de la délinquance, des discriminations, etc. C’était plutôt un angle mort dans la campagne. Mais pitié, ne lions pas ces sujets sensibles à un crime terroriste hors norme. Sinon, on plombe d’avance la discussion.

-Il n’y aurait donc aucune leçon à tirer de ce drame ?__ Si. Le vrai débat porte sur le système antiterroriste. On a le plus sévère et le plus efficace d’Europe, mais on sera toujours vulnérable. Seulement, depuis le 11 septembre 2001, nos sociétés occidentales sont traversées par une tension entre deux principes : la soif de sécurité et la préservation des libertés individuelles. Cette question s’adresse à chacun d’entre nous. Quel prix sommes-nous prêts à payer pour notre sécurité ?

Le système antiterroriste français est préventif. Ca veut dire que la justice n’a pas besoin de preuves formelles pour neutraliser quelqu’un. Il suffit aux enquêteurs d’avoir des suspicions, d’établir des liens. Ainsi, depuis dix ans, de nombreux islamistes ont été emprisonnés sans qu’un projet terroriste soit établi. Vous n’en entendez jamais parler ; évidemment, qui voudrait prendre la défense de ces barbus radicaux ? Mais jusqu’où veut-on aller ? Empiler les lois répressives ne résoudra rien. Il existe environ 12.000 salafistes sur notre territoire. Ces partisans d’un islam rigoriste sont en rupture avec la société française. Mais dans leur écrasante majorité, ils ne prônent pas l’action violente. Une réponse purement policière n’aura qu’un effet : accentuer la dérive de cette frange de la société urbaine. Entre générosité naïve et répression bornée, il est bien difficile de trouver un juste milieu.

Une chronique réalisé en partenariat avec le quotidien Le Monde

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  • L'histoire du jour - par Yves Decaens

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